RDC – Affaire Tshibangu : le général Delphin Kahimbi s’explique et accuse

Publie 21 avril 1h14

Près de trois mois après son extradition en RDC, l’ex-colonel John Tshibangu n’a toujours pas droit de voir ni ses avocats ni sa famille. Une situation assumée par le général Delphin Kahimbi, chef du service de renseignement militaire congolais, qui s’est confié vendredi en exclusivité à Jeune Afrique. Dans son viseur : l’opposant Moïse Katumbi et des prêtres catholiques.
Une certitude : l’ex-colonel John Tshibangu n’est pas mort. Contrairement aux rumeurs largement relayées ces derniers jours sur les réseaux sociaux, cet officier déserteur de l’armée congolaise, accusé de rébellion et extradé le 5 février de Dar es-Salaam à Kinshasa , est toujours en détention dans un cachot du service de renseignement militaire de la RDC, l’ex-Démiap (Détection militaire des activités anti-patrie).
D’après nos informations, une équipe du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme a pu lui rendre visite cette semaine dans son lieu de détention. « C’était il y a deux ou trois jours », confirme une source au sein de la mission onusienne dans le pays (Monusco).
« Procédure inhabituelle », mais assumée
« Mais c’était une procédure inhabituelle : notre équipe l’a rencontré en présence d’un officiel alors que, normalement, pour des raisons évidentes de confidentialité, cela ne se passe pas ainsi », précise notre source. « Ses conditions de détention restent correctes mais John Tshibangu n’a droit qu’à une promenade par semaine et a un problème de santé », ajoute-t-elle.
« Depuis son extradition [le 5 février], John Tshibangu n’a toujours pas droit aux visites ni de sa famille ni de son conseil », déplore pour sa part son avocat Me Alain Tshisungu Ntumba. Ce dernier dénonce « la violation des dispositions constitutionnelles qui permettent à tout accusé d’être assisté d’un défenseur de son choix à tous les niveaux de la procédure pénale ».
Du côté de l’ex-Démiap, on assume tout. Contacté par
Jeune Afrique , son numéro un, le général Delphin Kahimbi, a accepté pour la première fois de s’exprimer publiquement sur le dossier. « John Tshibangu n’est pas un détenu comme les autres, c’est un cas très sérieux », explique l’officier, qui est visé par des sanctions de l’Union européenne depuis décembre 2016.
Le général Kahimbi voit l’ombre Katumbi
« Il [John Tshibangu] a entretenu des contacts très dangereux et a eu des connexions avec des groupes armés et terroristes dans l’est de la RDC. Ce serait donc imprudent d’autoriser qu’il entre en contact avec des tiers qui pourraient lui passer des consignes », soutient le général Kahimbi.
Selon ce responsable du service de renseignement militaires congolais, des politiques seraient également en connivence avec John Tshibangu. « Durant l’audition, John Tshibangu a cité à trois reprises le nom de M. Moïse Katumbi parmi ceux qui ont financé sa tentative de déstabilisation des institutions », indique le général Kahimbi, sans donner de plus amples détails sur cette grave accusation.
« Sachez que des prêtres catholiques sont également cités parmi ceux qui ont encouragé la connexion entre Tshibangu et Katumbi », se contente-t-il d’ajouter, promettant de rendre publique « très bientôt » les résultats de l’instruction en cours. Avant de transférer l’accusé devant les juges.
Katumbi dénonce un « nouveau grossier montage »

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Source : Paul Winner
Charles Malone MAYOMO
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GHANA: COMMEMORATION DU 11 AVRIL A ACCRA LE 11 AVRIL 2018 :LE MOT DE BIENVENUE DU MINISTRE LIA BI DOUAYOUA PRESIDENT DU COMITE D’ORGANISATION

Publie le 13 avril 2018 a 9h50 

Honorables invités,

Mesdames et messieurs,

Chers frères et sœurs de la communauté des exilés ivoiriens au Ghana.

Le Président de notre coordination du FPI en exil, Le Ministre Emile GUIRIEOULOU, situera tout à l’heure le sens et l’enjeu de cette cérémonie que nous voulons commémorative de la  date du 11  Avril 2011, à la fois pour la Côte d’ivoire notre pays et particulièrement pour nous autres qui, à notre corps défendant, sommes contraints depuis sept ans  à subir les affres de la vie d’exilés.

Quant à moi, je voudrais tout simplement et du fond du cœur  vous dire merci d’avoir pris de votre temps, en pleine semaine, pour nous rejoindre en cette journée du souvenir.

Mes remerciements vont en premier lieu au Ghana Refugee Board (GRB) notre interlocuteur immédiat qui n’a émis aucune réserve quant à l’organisation de notre cérémonie. A travers lui, Merci au ministère de l’intérieur et  partant au  Gouvernement  de la République du Ghana notre pays Hôte.

Mes remerciements vont  ensuite à Mr Kwessi Pratt  du Socialism Forum of Ghana, Directeur du Freedom Centre, pour sa présence  mais surtout la disponibilité mainte fois manifestée pour notre cause  et bien au-delà pour l’avènement d’une Afrique jalouse de sa souveraineté. Nous saluons son inlassable combat  pour le panafricanisme.

Mes salutations vont tout naturellement  à  vous tous exilés qui avez pu faire le déplacement .Grand merci à tous ceux qui dans la discrétion ont contribué matériellement et par leur prière pour la tenue effective de cette cérémonie.

May God richly bless you all .

Je voudrais de manière particulière dire merci au Ministre Koné katinan qui après une nouvelle passe d’armes  avec la police des frontières  sur son identité visiblement à problème, a pu trouver les ressources  morales et intellectuelles nécessaires pour accepter à l’arrachée  de nous entretenir ce matin sur le thème : 11 Avril 2011 ; le couronnement d’une imposture impérialiste.

Merci au Ministre Lazare Koffi Koffi  et au professeur Felix Tano qui nous offrent poèmes et l’ensemble des nombreux ouvrages produits en exil depuis le 11 avril 2011 pour meubler le programme de notre cérémonie du jour. Merci à  M.Raymond  Komenan et Mme Marie Victoire Ehivet Madi qui ont accepté de témoigner sur les douloureux évènements du 11 Avril 2011.

Mesdames et messieurs, le 11 avril  2011 est une date qui par effraction s’est invitée pour s’installer  pour toujours au banquet de notre vie. C’est le lieu de dire qu’en effet, personne parmi nous dans ses rêves les plus cauchemardesques ne s’était vu se soustraire à la terre natale pour errer , par contrainte, des années durant , dans le dénuement à travers le monde sans que cela ne trouble le sommeil des dirigeants du moment de la Côte d’ivoire. Ceci en violation des dispositions pertinentes de la constitution ivoirienne.

Mais que ce régime d’exception  qui nous traque se rassure. Nous sommes ce que nous sommes. Comme le disent les jeunes, nous sommes à l’image de la viande qui a duré dans le congélateur. Personne ne peut nous manger aussi facilement.

Pour finir  je tiens à dire merci au Gérant de l’Hôtel  Shonbi pour toutes les marques d’attention qu’il a témoignées depuis plusieurs jours à notre égard. Merci aux membres du comité d’organisation et à tous les bénévoles qui ont œuvré pour la bonne tenue de cette cérémonie.

Tout en implorant  par avance votre indulgence pour les désagréments causés malgré nous aux uns et aux autres, je voudrais souhaiter  une belle cérémonie commémorative du 11 avril 2011 à toutes et à tous .Que Dieu vous bénisse et qu’il fasse droit à la justesse de notre cause qu’incarne le président Laurent GBAGBO.

 

Pour  comité d’organisation

Le Président

 Lia bi DOUAYOUA

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#AFRICATOAFICANS

#REZOAPANACOM

 

GHANA :COORDINATION DU FPI EN EXIL / COMMEMORATION DU 11 AVRIL:  2011 CONFERENCE PUBLIQUE DU MINISTRE KONE KATINAN  

COORDINATION DU FPI EN EXIL

COMMEMORATION DU 11 AVRIL  2011

CONFERENCE PUBLIQUE DU MINISTRE KONE KATINAN 

Thème : 11 Avril 2011 : le couronnement d’une imposture de l’impérialisme

 

 

 

 

 

INTRODUCTION

Le 11 avril 2011 reste un référent historique pour la Côte d’Ivoire. En effet, ce jour-là, une expérience, porteuse d’une espérance nouvelle pour les Ivoiriens et pour les Africains, s’est estompée de la plus violente des manières par l’effet des bombes franco-onusiennes. Une fois encore, l’épée occidentale a transpercé le cœur du continent africain sous le couvert d’une opération salvatrice de certaines valeurs jugées transcendantales pour toute l’humanité. Une présentation simple et linéaire de la crise politique ivoirienne donne un aperçu, pour le moins, déformé d’une situation qui, en réalité, est plus complexe. Ce qui est abusivement présenté comme une opération de restauration de la démocratie est, en fait, une remise en cause des fondements mêmes de l’échafaudage de cette démocratie. De Gaule n’est certainement pas le seul qui établit, à raison, un lien entre la démocratie et la souveraineté lorsqu’il affirme que : « la démocratie, c’est le gouvernement du peuple exerçant la souveraineté sans entrave ». C’est pourquoi, cette présentation simple et déformée de la crise ivoirienne doit être impérativement corrigée par une restitution exacte de la vérité. La guerre livrée à la Côte d’Ivoire fut un long assaut contre le droit des peuples, dits faibles, de disposer d’eux-mêmes, conformément aux codes de bonne conduite découlant de l’ordre westphalien, rafraîchi par celui de San Francisco connu sous le nom de Chartre de l’ONU. Mais cet ordre, qui apparaît comme un consensus minimum pour la sauvegarde de la paix dans le monde, reste constamment perturbé par la classe dominante qui contrôle les Etats de l’intérieur et de l’extérieur. Cette classe capitaliste, détentrice exclusive du pouvoir de décision, au détriment des peuples, affine ses méthodes de contrôle du monde, jour après jour, en déployant tout un réseau d’instruments de propagande aux effets corruptifs très puissants sur la conscience de leurs victimes. Il y a donc deux ordres qui gouvernent le monde dont l’un sert de camouflage à l’autre pour la réalisation de ses objectifs cachés. Il y a d’un côté l’ordre onusien infiltré et instrumentalisé par l’ordre né en 1973 à Saltsjöbaden en Suède (l’ordre du groupe dit de Bilderberg) sur inspiration de Henry Kissinger. C’est cette approche dualiste de l’ordre mondial qui consacre l’imposture comme paradigme de la gouvernance des relations internationales. En expliquant en quoi le 11 avril 2011 est le couronnement d’une imposture de l’impérialisme, nous nous efforçons de mettre à la lumière du jour les pratiques de l’ordre de l’obscurité afin de restituer, à l’observateur non averti et asservi par la propagande, la face immergée des liens invisibles qui tiennent en laisse tout un continent. Ce faisant, nous faisons du 11 avril 2011, non plus comme un référent pour les seuls Ivoiriens taxés de pro-Gbagbo aveuglés par un quelconque radicalisme, mais pour l’ensemble des peuples soumis aux diktats de l’impérialisme du capital. Il y a donc d’abord une vérité historique à restituer en ce qui concerne la crise ivoirienne.

Le mot imposture est emprunté au Latin. Du bas latin impostura et du Latin classique imponere, l’imposture renvoie au mensonge et à la tromperie. L’imposture est le perfectionnement de l’art de duplicité qui consiste à présenter une chose fausse sous le couvert d’une vraie. L’évocation du mot couronnement fait référence à un mouvement, et tout mouvement s’apprécie à la fois dans le temps et dans l’espace. L’espace visé par notre réflexion étant bien délimité (la Côte d’Ivoire), il ne reste plus que le temps comme élément déterminant du mouvement de l’histoire de la crise ivoirienne, temps axé autour du 11 avril. Il y a donc un avant 11 avril et un après 11 avril.

  1. Avant le 11 avril 2011

 

  1. Une crise unique artificiellement divisée

Le 19 septembre 2002, un coup d’Etat est tenté pour renverser les institutions mises en place à la suite d’une élection démocratique emportée par le Président Laurent GBAGBO et son parti. Ce coup d’Etat est intervenu alors que le gouvernement venait de conclure un accord politique entre les différents acteurs consécutif au grand forum dit de réconciliation. A la suite de cet accord, un gouvernement d’union nationale est formé dans lequel siègent tous les partis politiques signifiants. Ce coup de force apparaît donc anachronique, et porte en lui-même tout l’ADN de la duplicité ( l’imposture) de ses promoteurs.  Le coup de force ayant échoué, les maitres d’ouvrage et maitres d’œuvre le transforment rapidement en rébellion. Vite, cette rébellion est présentée en robins de bois qui viennent réinstaurer des valeurs démocratiques bafouées par le nouveau régime ivoirien à peine de s’installé. Le charnier de Yopougon, dont l’on ne parle plus, sert d’inspiration à la confection de scénarios d’horreur pour alimenter la propagande d’un conflit religieux entre un sud chrétien et un nord musulman, lequel conflit mettrait les derniers en situation de péril imminent.

L’accord de Linas Marcoussis couronne l’officialisation d’une rébellion sanglante, en violation de tous les principes de droit international et des conventions sous-régionales ou africaines.

Ayant été légitimée, la rébellion s’adonne au pillage des ressources des zones qu’elle contrôle jusqu’au vol, par le casse, des agences de la BCEAO de Bouaké, de Korhogo et de Man. L’importante somme, ainsi volée, sert à alimenter un réseau de corruption qui renforce le pouvoir de la rébellion dans le silence coupable de tous.

En lieu et place de la pression qui devait être mise sur la rébellion pour qu’elle désarme, c’est plutôt le camp gouvernemental que l’on charge des péchés contre la démocratie, en ce qu’il refuserait d’organiser les élections. L’idée est de culpabiliser d’avance le Président Laurent GBAGBO. La violence, qui s’abat sur les alliés du Président Laurent, dans le nord de la Côte d’Ivoire, est ignorée au décompte final de l’élection présidentielle organisée en octobre et novembre 2010, malgré le nombre élevé de victimes parmi lesquelles l’on enregistre des morts. Lorsque la crise éclate suite à cette élection contestée, l’on s’ingéniera à dissocier ladite crise de la rébellion de 2002 à 2010, alors que ce sont les mêmes rebelles qui combattent pour le candidat Ouattara. Mieux, l’armée rebelle sera transformée illégalement en armée officielle et recevra l’appui conséquent qui avait été refusé en 2002 à l’armée officielle. D’un point de vue juridique et politique, 19 septembre 2002 marque le début des nombreuses violations de la souveraineté la Côte d’Ivoire.

  1. Les violations de la souveraineté de la Côte d’Ivoire

Le professeur Pierre Kipré, dans un esprit de synthèse saisissant, donne un aperçu à la fois juridique, anthropologique et politique du concept de souveraineté dans son mouvement historique. Pour lui, en effet : « la souveraineté n’est pas simplement une question « juridique » d’autodétermination et de liberté d’expression ; c’est surtout celle de la capacité de faire des choix pour soi et d’assumer totalement ces choix, en conscience, à l’intérieur des frontières et à l’extérieur. Voilà pourquoi la souveraineté se situe en amont de la formation de l’Etat et irrigue celle-ci en permanence. À une compréhension étriquée et formelle de la souveraineté correspond toujours un Etat croupion, formellement « indépendant », mais en réalité dépendant ». Si, du point du point de vue historique, l’on a tendance à associer le concept de souveraineté à la notion d’Etat-nation, anthropologiquement, le concept se confond à la création des premières sociétés primitives. Dans une vision philosophique, le concept reste la conséquence première du contrat social, quel que soit l’angle sous lequel celui-ci se laisse appréhender (sous l’angle absolutisme de Hobbes ou libéral de Locke ou Montesquieu). C’est donc un concept fondamental et transcendantal à toutes les sociétés humaines, cristallisé par des millénaires d’expérience, et porté par toute les conventions nationales et internationales que, par opportunisme et par ruse, l’impérialisme tente de sacrifier sur l’autel de la mondialisation. Dans la crise ivoirienne, la duplicité de la communauté dite internationale et de ses relais internes, par rapport au concept de la souveraineté, a été portée à un niveau très élevé. Alors que toutes les résolutions de l’ONU sur la crise ivoiriennes (pas moins d’une dizaine) reconnaissent la souveraineté de la CI en tant que membre à part entière de l’ONU, dans la pratique, l’ONU s’est comportée en Côte d’Ivoire comme dans un pays sous administration onusienne. De la gestion militaire de la crise ivoirienne à la gestion des élections, en passant par la gestion diplomatique, la communauté internationale a excellé dans l’imposture.

 

  1. L’imposture militaire

 

Alors que c’est en tant que pays souverain, membre de l’ONU, que la Côte d’Ivoire fait appel à celle-ci pour l’aider à régler sa crise consécutive à la rébellion, les forces onusiennes vont très vite se présenter comme un supplétif de l’armée française déployée sous le nom de force licorne. La dualité du commandement, dans le dispositif militaire des forces militaires internationales, constitue la plus grande escroquerie à la fois morale et intellectuelle de l’impérialisme en Côte d’Ivoire. La force Licorne recevait les ordres de l’Etat-major français, donc du gouvernement français, et les forces onusiennes de leur Etat-major, donc du SG de l’ONU pour le compte du CS de l’ONU. La position léonine de l’armée française, dans le dispositif des forces des forces militaires présentes en Côte d’Ivoire, va justifier ses actions belliqueuses et conquérantes contre les forces ivoiriennes en novembre 2004 ; d’abord par la mort de ses soldats à Bouaké ; aujourd’hui l’on sait qu’elle a été commanditée par le gouvernement français d’alors, ensuite, par les tueries massives des civils de l’hôtel ivoire. C’est cette même armée qui ; dans une interprétation fausse et malhonnête de la résolution 1973, portera l’estocade au régime du Président Laurent GBAGBO le 11 avril 2011. L’interprétation abusive et malhonnête de la résolution 1973, elle-même prise sur la base d’une manipulation de l’opinion à partir de faits non avérés, est une preuve supplémentaire de l’imposture diplomatique qui a prévalu dans la résolution de la crise ivoirienne.

 

 

 

  1. L’imposture diplomatique

 

A l’ONU, l’ambassadeur de France est le super ambassadeur de ses anciennes colonies africaines bien que celles-ci aient, chacune, une représentation diplomatique. Usant de la position de membre permanent du Conseil de Sécurité de son pays, l’ambassadeur français à l’ONU a l’initiative des résolutions qui concernent des pays francophones d’Afrique. Dans la crise ivoirienne, alors que tout est établi, dès le départ, qu’elle était partie prenante, la France agit dans son intérêt exclusif à l’ONU contre le gouvernement ivoirien. Ayant choisi son camp, la diplomatie française travaillera 8 ans à affaiblir le camp du Président Laurent GBAGBO. Ainsi la résolution 1973, prise suite au fameux bombardement du marché et à la marche des femmes du 3 mars, constitue en elle-même, une belle escroquerie, puisque les faits antérieurs rendent, de plus en plus incertains, les deux faits déclencheurs de cette résolution. En effet, dans ses conclusions, la commission de réconciliation dirigée par Konan BANNY, faute de preuves matérielles et de témoignages probants, n’a pas retenu le bombardement du marché d’Abobo comme faisant partie des 11 faits graves qui auraient entamé la cohésion et la paix en Côte d’Ivoire. De même, le procès en cours à la CPI jette de grosses incertitudes sur les tueries des femmes le 3 mars 2011. Tout comme il n’y a jamais de tueries massives de civil en Libye, il est désormais établi qu’il n’y a jamais eu de tueries massives de civils planifiées par le Président Laurent GBAGBO, encore moins, à l’arme lourde en Côte d’Ivoire. La résolution 1973 et son application relèvent de l’imposture diplomatique, entamée à Linas Marcoussis. Cette réunion, convoquée par la France qui avait utilisé le Président sénégalais Wade pour torpiller la médiation de la CEDEAO conduite par Gnassingbé Eyadema, a été le point de départ de l’imposture diplomatique. C’est cette imposture qui aboutira à la gestion catastrophique du contentieux électoral par la communauté dite internationale.

 

 

 

  1. L’imposture dans la gestion des élections.

 

Alors que la Côte d’Ivoire reste un pays souverain, comme le stipulent toutes les résolutions de l’ONU, paradoxalement, l’on lui impose un dispositif juridique et institutionnel qui viole sa souveraineté dans l’organisation des élections. D’abord, l’ONU créé un poste de représentant du SG de l’ONU chargé d’organiser les élections en Côte d’Ivoire en lieu et place des institutions constitutionnelles. L’Onu s’engage à financer également lesdites élections. Quand interviennent les accords de Ouagadougou de 2007, le poste de représentant chargé d’organiser les élections est supprimé et ses compétences, réduites à une simple certification des élections, sont transférées au représentant du SG. La Côte d’Ivoire retrouve la plénitude de ses compétences dans l’organisations desdites élections. Dans la foulée, tout le financement desdites élections est abandonné à l’Etat souverain de Côte d’Ivoire. L’on se rappelle l’interview, dans un journal ivoirien, de l’ambassadeur français André Jarnier qui disait « c’est celui qui organise les élections qui les finance ». Les élections coûteront autours de 250 milliards de FCFA (500 millions $). Ramenées à la population votante (environ 6 millions), elles sont certainement les plus chères du monde. Paradoxalement, l’on refusera à la Côte d’Ivoire, le droit de le trancher le contentieux, qui en a résulté, conformément aux dispositions de sa constitution. Par une alchimie juridique qui relève de l’imposture, la certification, qui n’est qu’un simple avis de conformité, sera placée au-dessus de la décision du conseil constitutionnel, décision par nature inattaquable et non réformable. L’on ferme les yeux sur l’annonce illégale de la commission électorale. L’on poussera l’imposture jusqu’à dénier au candidat Laurent GBAGBO, citoyen jouissant de ses droits civiques, d’ester en justice pour réclamer réparation de son droit lésé. Le recours qu’il fait, devant le conseil constitutionnel de son pays, pour dénoncer l’immensité de la fraude dont il a été victime, dans les bastions de la rébellion favorable à son adversaire, est considéré comme une hérésie contre la démocratie par une communauté internationale se disant civilisée. Les juges, du Conseil constitutionnel, qui se sont prononcés sur ce contentieux, dans un pays souverain, sont sanctionnés par l’Union Européenne pour délit de camaraderie avec le citoyen Laurent qui, dans ses fonctions de Président de la République, les avait nommés comme tels des années avant, comme cela se fait dans tous les pays dits « civilisés ».  L’imposture capitaliste avait choisi son camp.   Ayant créé l’imposture ab initio, la communauté internationale du capital continue de la soutenir après le 11 avril 11.

 

  

  1. L’imposture d’après 11 avril 11

Cette imposture se lit au niveau juridique et judiciaire, au niveau politique et économique avec des acteurs que l’on recrute dans le camp même des supposées victimes de l’imposture d’avant avril 2011.

  1. L’imposture juridico-judicaire

Depuis Avril 2011, le droit et la justice se jouent de la morale et de la conscience humaine en Côte d’Ivoire. La violation de la constitution et les persécutions judiciaires font corps avec l’imposture de la gouvernance du régime ami et fidèle serviteur de l’impérialisme.

  • Les violations régulières de la Constitution

Alors que la Constitution de 2000, en de nombreuses dispositions, notamment l’article 98, le lie à sa propre décision en ce que, une fois prise, cette décision s’oppose à tout pouvoir, qu’il soit national ou international y compris à lui-même, le Conseil Constitutionnel va violer la Constitution qu’il est censé protégé en accordant un deuxième serment au candidat Ouattara après celui accordé au candidat Gbagbo. Cette deuxième décision, du Conseil Constitutionnel est doublement irrégulière, en ce que, d’une part, elle a placé les simples recommandations de l’UA au-dessus de la Constitution ivoirienne, et d’autre part, ce deuxième serment vient comme une remise en cause d’une précédente décision devenue définitive par sa nature. Nous savons aujourd’hui que ce deuxième serment a été exigé par les réseaux obscures de la françafrique. Ce viol de la Constitution constitue le point de départ d’une série de viols de ladite constitution par le nouveau pouvoir d’Abidjan sous le regard admiratif de la communauté dite internationale.

  1. L’imposture judiciaire

 

Depuis le 11 avril, la justice, qu’elle soit nationale ou internationale, a choisi son camp. La balance judiciaire n’a plus d’équilibre. La justice prolonge l’imposture en ne poursuivant et en ne condamnant que le camp des vaincus de la guerre impérialiste. Les arrestations arbitraires, assorties de condamnations tout aussi arbitraires, en constituent la preuve évidente. Au tribunal ivoirien, les pro-Gbagbo ne vont pas pour être jugés, ils vont pour être condamnés.

Sur le plan international, 7 ans de détention provisoire pour le Président Laurent GBAGBO et 4 ans pour le ministre Charles Blé Goudé, la CPI poursuit l’imposture de ses créateurs en Côte d’Ivoire. Elle a mis moins d’un mois pour émettre des mandats d’arrêt contre un camp et plus de 7 ans sans le moindre mandat d’arrêt pour l’autre camp, malgré les dénonciations des nombreux crimes de ce camp. Par 12 fois, l’on a refusé la liberté provisoire au célèbre otage de la CPI aux seuls motifs de sa popularité. Le déroulement de son procès constitue, en lui-même, toute une imposture. La décision d’ajournement de 2013 de la chambre préliminaire I et le délai supplémentaire accordé au bureau du procureur pour aller chercher des preuves supplémentaires, alors le Président Laurent GBAGBO est maintenu en prison, sont deux actes qui, à eux-seuls, constituent une entorse à toute morale et aux principes généraux de droit. La décision de confirmation de charges pourrait porter aussi tout l’impact d’une manipulation, pratique par excellence de l’imposture, après le décès du juge Kohl dont la rigueur et le professionnalisme sont reconnus de tous à la CPI. On a du mal à croire qu’un tel homme ait pu se donner, comme défi de sa vie, de traiter absolument le cas du Président Laurent avant de mourir. Or c’est ce que laisse penser sa mort, deux semaines après sa démission, elle-même intervenue deux semaines avant, pour cause de maladie grave. A peine installé, le nouveau Président de la CPI, le Sous-traitant nigérian, veut Simone Gbagbo alors que les autres criminels, bien connus, sont au pouvoir ou lorgnent encore le fauteuil présidentiel en Côte d’Ivoire. Les imposteurs ne veulent pas se dédire en envoyant leur relais devant leur cour, d’autant plus que lesdits relais continuent de leur assurer immensément le retour sur l’investissement, objet principal de cette imposture.

 

  1. L’imposture politico-économique

 

  1. Le recul inquiétant de la démocratie

Au niveau politique, la démocratie, sans être une panacée en la matière, reste, quand même, le meilleur moyen de gestion des contradictions inhérentes au contrat social. De nombreux facteurs permettent d’en mesurer l’effectivité dans une communauté donnée. Mais les plus importants à notre sens sont :

  • Le respect des libertés individuelles par l’Etat
  • La soumission de l’Etat à la loi
  • Le respect des opinions minoritaires

Si l’on s’en tient au discours triomphant des autorités françaises de l’époque, l’intervention violente de la France, pour renverser le Président Laurent GBAGBO, visait à sauver la démocratie. Conf. Nicolas Sarkozy « les Ivoiriens ont aussi droit à la démocratie » ou François Fillon devant l’Assemblée nationale française : « l’intervention de l’armée française s’est faite dans la légalité avec un mandat de l’ONU pour restaurer la démocratie ». Les dirigeants actuels ont été aussi très prolixes sur la question. Bédié, sur F24 : « La France nous a aidés à chasser un dictateur féroce ». Soro Guillaume, devant les militaires « vous avez combattu le bon combat pour la démocratie ». Ouattara sur F 24 :« la démocratie a souffert ces dix dernières années en Côte d’Ivoire ». Le Procureur de la République, Christophe Koffi : « on ne peut pas poursuivre les sauveurs de la Côte d’Ivoire », parlant des rebelles. Aujourd’hui, qu’en reste-il de la démocratie pour laquelle le FPI s’est battu, à perdre haleine, dans notre pays ?

Les libertés individuelles sont ramenées à des proportions qui rappellent les pires régimes dictatoriaux. Le droit de manifester est interdit aux opinions dissidentes au gouvernement. De nombreux opposants sont en prison pour avoir participé à des manifestations publiques. Le régime de l’information préalable, prévu par la constitution, est remplacé par celui de l’autorisation préalable en ce qui concerne les manifestations. Pour cela, des opposants sont condamnés à de très lourdes peines. Les dernières en date concernent les condamnations de privations de libertés et de droits civiques pour 17 opposants. L’un se trouve encore en prison. Il s’agit du vice-Président Tiédé Jean-Gervais.

Au titre des libertés individuelle, la presse de l’opposition est soumise à une persécution étouffante. Régulièrement, les journalistes sont arrêtés, et les interdictions de parution des journaux sont devenues très banales ; tout le contraire de ce que l’on notait sous le régime du FPI. Certains journalistes ont même perdu la vie. Le Procureur de la République menace ouvertement les cyber-activistes. Une loi est prise pour limiter la liberté de la presse. Désormais tout écrit concernant des faits, vieux de plus de 10 ans, est proscrit, quand bien même lesdits faits seraient exacts. Ces écrits tombent sous le coup de la diffamation. Non seulement nous n’avons plus le droit de nous exprimer librement, mais désormais, nous sommes contraints à une amnésie collective.

L’Etat, après le 11 avril, est au-dessus de la loi. Les nombreux cas de violation de la Constitution que nous venons de citer, par ceux mêmes qui en sont les garants, en constituent le plus grand témoignage. La confusion des pouvoirs est une réalité. En Côte d’Ivoire, le Président de la République nomme certains membres du parlement (Sénateurs). De même, des personnes libérées par la justice peuvent être maintenues en prison sur décision du ministre de l’intérieur. (cas de Samba David, et de militaires).

L’opposition ivoirienne, notamment celle proche du Président Laurent GBAGBO, vit un cauchemar depuis le 11 avril 2011. C’est le pouvoir qui décide souverainement qui doit diriger les partis d’opposition. Ainsi le FPI est divisé entre pro et anti-régime. Il en va ainsi pour le PIT, le MFA et maintenant le PDCI.

En ce qui concerne les Pro-GBAGBO, ils sont persécutés à l’intérieur comme à l’extérieur de la Côte d’Ivoire. Ils sont plus de 250 cadres, proches du Président Laurent ou ayant travaillé avec lui, qui sont en prison dont un grand nombre sans jugement. Ceux qui sont contraints à l’exil ne sont pas plus lotis. Certains pays n’hésitent pas à violer la convention de Genève de 1951 sur la protection des réfugiés pour faire plaisir au pouvoir d’Abidjan. Les récentes arrestations, par erreur sur leur identité, de deux cadres du FPI en exil au Ghana sont inquiétantes. Il faut rappeler que des pays ont extradé extrajudiciairement des cadres proches du Président Laurent GBAGBO vers la Côte d’Ivoire. Cette façon de faire est totalement illégale. L’ONU a du mal à reconnaître les exilés ivoiriens, qui apparaissent comme un miroir qui lui restitue la laideur de son œuvre en Côte d’Ivoire. En 2014, pendant la journée des réfugiés, Ban Ki Moon, alors SG de l’ONU a omis de citer les exilés ivoiriens dans la liste des exilés du monde.

Toutes ces nombreuses entorses à la démocratie sont faites dans le silence de la bonne communauté internationale au nom du capital qu’il tire de la Côte d’Ivoire, l’objectif final de toute cette imposture.

  1. La prédation de l’économie ivoirienne : l’objectif final de l’imposture impérialiste

« La Côte d’Ivoire est confrontée à des taux de pauvreté inquiétants, surtout par rapport au potentiel énorme dont dispose le pays. Près d’un habitant sur deux est considéré comme pauvre selon les chiffres officiels » dixit le représentant de la banque mondiale à Abidjan en 2014.

Même si le gouvernement ivoirien tente de minimiser cette réalité en se fondant sur une enquête qu’il a diligentée auprès de l’Institut National des Statistiques (INS), qui révèle que ce taux de pauvreté est passé « de 51% en 2011 à 46% en 2015 », la réalité quotidienne des populations prend à défaut le résultat de cette enquête. Il est en effet difficile de soutenir une telle affirmation dans un contexte marqué par de nombreux remous sociaux que l’on observe ici et là dans le pays à cause, entre autres, de la cherté de la vie, de la chute et la mévente du cacao qui constitue le moteur de l’économie. Cette affirmation est également contredite par le faible taux de l’indice du développement humain en occupant la 174e place en 2016 contre 172 en 2012. Le manque de transparence dans la gestion des ressources publiques, marqué notamment par un budget de souveraineté hors norme de 347 milliards de FCFA (lettre du continent), dans un pays qui n’est pas en guerre, reste révélateur de la faiblesse de la gouvernance actuelle.  Les contrats de gré-à-gré sont devenus la norme. L’hypertrophie institutionnelle avec la création de 3 nouvelles institutionnelles (Vice-Président alors que le poste de PM est maintenu, la chambre des rois et chefs traditionnels, le Sénat), dont l’utilité de certaines reste à démontrer, en rajoute à la prédation. Les récompenses faites aux amis et parents, sous forme de contrats juteux, attestent de la prédation organisée en bande. Cela concerne le clan familial et les amis et bienfaiteurs hexagonaux.  Aucune limite morale n’est respectée. Nicolas Sarkozy, certainement le Président le plus polémique de la Vème française, en termes de moralité, est pratiquement l’ambassadeur itinérant de la CI auprès du Qatar, avec comme mission le « funds rising » (levée de fonds) après avoir porté, avec succès les intérêts du groupe Accord) ; Monsieur Jean-Marc Simon est devenu tout juste après la guerre, est devenu consultant et a ouvert un bureau de consultance non loin des champs Elysées, avec comme client principal, la Côte d’Ivoire. C’est sa prime de guerre. Le juge Ramaël, qui instruisait l’affaire André Kieffer avec une passion dévorante, ne s’est pas gêné, selon la lettre du Continent N° 674 du 15 janvier 2014, de postuler pour être Conseiller à la Présidence chargé de la réforme de la justice avant même la fin de son instruction. Depuis lors, ce dossier, qui semblait constituer une priorité pour la justice et les médias français au temps du Président Laurent GBAGBO, est tombé dans les oubliettes. S’agit-il d’une simple coïncidence ?

A peine déchargée de ses fonctions de Représentante du SG de l’ONU en Côte d’Ivoire, la nigérienne Aîchatou Mindaoudou, s’est constitué un cabinet de communication en Côte d’Ivoire. Son cabinet bénéfice déjà de gros contrats selon une révélation de la « la Lettre du Continent Young-Jin Choi, certificateur universel des élections de 2010 a eu sa prime de guerre du côté d’Azito. C’est lui qui a porté, avec succès, les intérêts du groupe sud-coréen Hyundai Engineering et Construction, retenu pour augmenter de 139 MW la centrale électrique d’Azito. ». La liste des amis récompensés à titre individuel est longue.

 

Pour les entreprises françaises, le 11 avril 2011 est la clé du sésame qui leur ouvre les trésors ivoiriens. Bouygues a récupéré le contrat de la construction du 3ème pont qu’il avait perdu pour surfacturation au profit des Chinois sous la gouvernance du Président Laurent GBAGBO. Le cumul des arriérés, au titre de la subvention d’équilibre que l’Etat ivoirien doit à Bouygues, après moins de 4 ans d’exploitation dudit pont, se chiffre à environ 60 milliards de FCA. C’est un consortium dirigé par le groupe Bouygues qui a ravi l’onéreux contrat de construction du métro ivoirien de plus de 1, 5 milliards d’euros qui sera exécuté et exploité par lui. Le groupe casino vient de s’installer en présence de Nicolas Sarkozy. Carrefour, les boulangeries et pâtisseries Paul ont pris leur part de gâteau. Désormais, air France opère deux vols par jour en direction d’Abidjan après avoir pris le contrôle d’air Côte d’Ivoire. La liste des récipiendaires français pour service rendu à la  « démocratie » est très longue/

Incapable d’imagination, le gouvernement s’abreuve à toutes les sources, même les plus toxique pour la population. Il est contraint de prendre des mesures impopulaires comme l’interdiction d’importation des véhicules vieux de plus de 7 ans, contrepartie des financements reçus du COP 21. C’est en effet, pour respecter l’engagement pris devant le COP 21, pour lequel engagement il a déjà été financé, que le gouvernement ivoirien a pris la décision d’interdire l’importation des véhicules vieux de 7 ans.

Au niveau même des performances économiques, le plus grand risque vers lequel court la Côte d’Ivoire, à une vitesse vertigineuse, reste la bulle de l’endettement. Profitant des acquis de la gouvernance du Président Laurent GBAGBO qui, grâce au programme PPTE conduit courageusement, dans des conditions difficiles à quel encablures de l’élection présidentielle, la Côte d’Ivoire a bénéficié d’un allègement substantiel de sa dette. La conséquence de cet allègement est le renforcement des capacités d’endettement du pays grâce à sa conformité aux standards de la banque mondiales et du FMI.  Malheureusement, au lieu de profiter pour bâtir une économie de production solide grâce aux nouveaux emprunts, le gouvernement ivoirien opte pour la croissance à partir de l’endettement. Le rythme d’endettement est très élevé en Côte d’Ivoire ( de 2400 milliards de fcfa en 2012, la dette atteint aujourd’hui environs 9000 (8863 milliards en fin 2017) de fcfa, et les nouvelles dettes ne sont adossées à aucune production nationale. S’endettant pour rembourser d’autres dettes, même pour des besoins de fonctionnement (le dernier concours budgétaire de la France pour couvrir les salaires de décembre 2017 révélé par La Lettre du continent), le gouvernement ivoirien plonge le pays dans des lendemains incertains. Alors que l’historien GBAGBO envisageait de profiter de l’amélioration des capacités de mobilisation des ressources de la Côte d’Ivoire pour opérer, grâce aux nouveaux prêts, une transition économique vers une économie d’industrialisée et de services, l’économiste Ouattara, lui, opte pour la croissance à partir des infrastructures à faible impact sur la production nationale. La différence est nette entre les deux approches, en termes de gestion à long terme de la dette. En effet, une amélioration, par la mécanisation de l’agriculture ou par une transformation, in situ, des produits agricoles ou miniers, participerait plus à accroitre la production nationale et à améliorer, par voie de conséquence, les ressources budgétaires internes qui sont appelées à supporter, au bout du compte, le remboursement de la dette que certaines infrastructures qui bien que nécessaires, ne peuvent constituer une priorité aujourd’hui. ( cas du métro d’Abidjan par exemple).  Non seulement la première approche nous soustrait des de la dépendance de l’économie de rente très versatile, mais elle participe mieux à la lutte contre la pauvreté qui est endémique en Côte d’Ivoire. La croissance portée par l’endettement est une fuite en avant qui conduit les adeptes dans l’impasse. La Côte d’Ivoire y est presque. La dernière loi de finances et son annexe fiscale sont les signes évidents de cette impasse. En effet, l’une des conditions pour ne pas tomber dans la catégorie des pays pauvres très endettés, synonyme d’une dégradation de sa situation vis-à-vis des agences de notation, est que le rapport entre Valeur actualisée nette de la dette (VAN) et les recettes budgétaires doit se situer en dessous de 250%. La situation de la Côte d’Ivoire, au 31 décembre 2017 est la suivante :

VAN =8863 ;

Recettes : Direction générale des douanes : 1723 + DGI : 1963,4= 3686,4

VAN/Recettes budgétaires = 8863/3686,4×100= 240,4%

Comme on le voit, l’étau se resserre dangereusement autour du gouvernement ivoirien. Pour améliorer ce rapport ou tout au moins le maintenir en l’état, il reste deux options : augmenter concomitamment, à dû concurrence, la VAN et les recettes budgétaires, ou, alors, augmenter de façon significative les recettes budgétaires. L’équation est difficile puisque le PIB, étant porté par des investissements ayant un faible impact sur la production nationale à forte valeur ajoutée, l’assiette de l’impôt a du mal à s’élargir. Il ne reste plus au marteau du fisc à taper sur les mêmes personnes. D’où la révolte unanime qu’a suscitée la dernière annexe fiscale. Tous les pays, qui ont consommé les acquis du PPTE sans améliorer son outil de production interne, se trouve dans la situation de la Côte d’Ivoire.

La bulle de la dette ivoirienne finira par s’éclater, malheureusement à une période où le gouvernement, responsable de cet endettement, n’en répondra plus. C’est le summum de la perfidie.

L’imposture est poussée jusqu’à ignorer les acquis du Président Laurent tels que le 3ème pont, l’échangeur de la riviera 2, la route parallèle au boulevard Mitterrand, les travaux de drainage et d’ouverture de la route du zoo, le pont de Jacqueville, le prolongement de l’autoroute du nord, l’hôpital de Gagnoa, le CHU d’Angré, la prise en charge des arriérés d’eau et d’électricité des zones occupées par la rébellion, la prise en compte de la dette des intrants due par les cultivateurs de coton du nord, du fait de la rébellion, et, par-dessus tout, le maintien de l’Etat qui ne s’est pas effondré.  C’est bien le programme PPTE, initié et conduit quasiment à son terme, qui a permet à la Côte d’Ivoire de bénéficier, dans le cadre du C2D, des financements français qui ont permis la réalisation de beaucoup de travaux :

Depuis 2012, la Côte d’Ivoire a bénéficié de deux contrats C2D d’un montant global de 1151 milliards de FCfa (1,750 milliards d’euros) pour financer divers projets de développement. Le premier contrat couvre la période 2012-2015 pour un montant de 413 milliards (630 millions d’euros). Il était en cours de réalisation quand le second, plus important de 738 milliards (1,125 milliards d’euros), a été conclu pour couvrir la période 2014-2020. C’est le premier C2D qui a assuré le financement des travaux suivants, regroupés en lots :

  • Lot : 1 Abobo-pharmacie Matenin-carrefour Plaque II-Cash ivoir-gare Sotra-camp commando Abobo.
  • Lot 2 : Adjamé avenue Reboul ; Adjamé avenue 13-E50-école franco-arabe.
  • Lot 3 : Yopougon route d’Azito.
  • Lot 4 : Yopougon, points critiques dans la commune de Yopougon quartier lièvre rouge ; Yopougon, points critiques du Chu de Yopougon ; Yopougon point critique quartier Maroc.

Le second contrat, estimé à 1300 milliards de FCFA ( 2 milliards d’Euros) prévoit, entre autres, les travaux de mise en place de 54 périmètres maraichers irrigués et, surtout, le financement du prolongement de l’autoroute de Bouaké à Ferkessédougou

En 2013, le gouvernement avait remboursé une partie de sa dette intérieure, notamment celle des fournisseurs pour environs 16,4 milliards par le mécanisme du C2D.

Les embellies économiques naturelles, qui interviennent toujours après des années de guerres, sont présentées comme relevant des miracles par la propagande impérialiste. La réalité n’a pas mis du temps pour se signaler. L’on feint d’ignorer que c’est la volonté de l’impérialisme de contrôler la Côte d’Ivoire, depuis la mort du Président Houphouët Boigny, qui a privé la Côte d’Ivoire d’une progression régulière de son économie depuis 1999. Les nombreuses crises politico-militaires alimentées par l’impérialisme français, à la recherche d’une alternative sure pour succéder à son défunt ami en 1993, qui sont à la base du retard qu’accuse la Côte d’Ivoire par rapport à son voisin ghanéen.

C’est aussi, par mauvaise foi qui participe à l’imposture, que l’on célèbre des performances économiques du régime d’Abidjan, alors que les fondements de ces performances ont été établis par la gouvernance de Laurent GBAGBO. Ce sont les gains prévisibles du PPTE et les opportunités qu’il offrait, à terme à la Côte d’Ivoire, qui a justifié, entre autres, l’implication violente et directes des multinationales, en particulier françaises et du gouvernement français, pour le compte de celles-ci, dans la crise ivoirienne. Le gouvernement et les multinationales français voulaient un ami à la tête de la Côte d’Ivoire pour gérer les retombées du PPTE. Ce faisant, ils étaient assurés d’en tirer le meilleur parti. Toute la propagande sur la gouvernance du gouvernement n’est qu’autosatisfecit pour leurs succès en Côte d’Ivoire au détriment du peuple. Malheureusement cette propagande n’est plus capable de cacher l’imposture de l’impérialisme en Côte d’Ivoire. Elle est connue même des alliés du régime.

 

 

Conclusion

En guise de conclusion, ce sera un appel que je lance à l’endroit de tous les pro-Gbagbo. Le combat dans lequel nous sommes engagés est difficile et il sera certainement long si nous ne nous y prenons garde. Nous ne pouvons combattre un ennemi redoutable, comme l’impérialisme, sans prendre le temps de le connaître. C’est un système qui a peaufiné ces méthodes au fil du temps. Il s’appuie sur un réseau dense d’acteurs gouvernementaux, non gouvernementaux, nationaux comme internationaux. Ces derniers temps, les réseaux sociaux nous offrent une image hideuse de nous-mêmes. Injures gratuites, diffamations, atteinte aux valeurs sociales de notre Continent. Ce faisant, nous sommes victimes consentantes des services d’intelligence que nous combattons. Leur objectif est de nous faire douter de nous-mêmes et même des capacités de celui que nous considérons comme notre Chef, notre référent. Les services nous ont donné la verge pour nous flageller et détruire notre dynamisme. Après avoir eu peur de notre activisme sur les réseaux sociaux, ils ont fini par nous retourner cet activisme contre nous-mêmes. On ne peut combattre l’imposture en étant acteur de cette imposture. Le combat que nous menons nous impose l’autodiscipline. Le défi est énorme et nous n’avons pas le droit de trahir le combat de l’espérance de notre peuple et du peuple africain. Rappelons-nous ce que Frantz Fanon déclarait, à la conférence d’Accra sur la paix et la sécurité organisée par Kwame Nkrumah, dans son allocution intitulée : « Pourquoi nous employons la violence ?» :

« Le régime colonial est un régime instauré par la violence. C’est toujours par la force que le régime colonial s’est implanté. C’est contre la volonté des peuples que d’autres peuples plus avancés dans les techniques de destruction ou numériquement plus puissants se sont imposés. Je dis qu’un tel système établi par la violence ne peut logiquement qu’être fidèle à lui-même, et sa durée dans le temps est fonction du maintien de la violence. Violence dans le comportement quotidien, violence à l’égard du passé qui est vidé de toute substance, violence vis-à-vis de l’avenir, car le régime colonial se donne comme devant être éternel. »

Ce qu’il disait de la colonisation vaut encore plus pour l’impérialisme dont la colonisation n’en constitue qu’un aspect.

Et pourtant dix ans, nous avons prouvé que la Côte d’Ivoire a du génie pour tenir tête à l’impérialisme. En 2011, c’est parce que nous les avons battus à tous les niveaux qu’ils ont utilisé leur arme, avec laquelle ils terrorisent le monde depuis plusieurs siècles : la poudre à canon. C’est aussi une leçon que nous avons comprise.

 

JUSTIN KONE KATINAN

Porte Parole du President  Lauren Gbagbo

 

#AFRIKANEWSGROUP

#AFRICATOAFRICANS

#PANAFRICANISME

 

 

 

  

 

 

GHANA: COMMEMORATION DE LA DATE DU 11 AVRIL 2011 DISCOURS DU MINISTRE EMILE GUIRIEOULOU

Publie le 12 avril 2018 a 23h 05

COORDINATION DU FRONT POPULAIRE IVOIRIEN EN EXIL                                        

 

COMMEMORATION DE LA DATE DU 11 AVRIL 2011

DISCOURS DU MINISTRE EMILE GUIRIEOULOU

 

Mesdames et Messieurs,

Chers camarades,

Nous voici rassemblés ici à Accra ce 11 avril 2018.

11 avril, une date dont l’écho sonne comme une bombe sur nos têtes et dans nos oreilles !

11 avril, une date triste remplie de nos douleurs et de nos souffrances qui durent depuis sept ans maintenant.

Oui, mesdames et messieurs, lorsqu’après ce jour fatidique du 11 avril 2011, les nombreux ivoiriens que nous sommes avons décidé de prendre le chemin de l’exil devant l’indicible barbarie qui venait de s’abattre sur notre chère nation, personne d’entre nous ne s’imaginait être encore en exil le 11 avril 2018.

Ni les analyses politiques les plus inspirées, ni les prophéties ne voyaient des ivoiriens en si grand nombre contraints de rester loin de la mère patrie 7 années plus tard.

Pourquoi le Bureau de la Coordination FPI en exil a-t-il décidé de cette journée de commémoration ?

Pour nous et pour la Côte d’Ivoire le 11 Avril 2011 n’est pas qu’une simple date comme toutes les autres. C’est un événement qui consacre l’aboutissement d’un long processus de reprise en main de la destinée de la Côte d’Ivoire par l’impérialisme pour mettre fin à la volonté d’indépendance et de souveraineté du peuple ivoirien. C’est donc aussi le début de la néocolonisation de la Côte d’Ivoire au service des intérêts étrangers, notamment français.

 

11 Avril 2018, sept années après, permettez-moi de jeter un regard rétrospectif et de faire un état des lieux actuel de la situation afin d’en dégager les perspectives pour un avenir meilleur. Car toute situation est un enseignement si nous savons en tirer des leçons constructives pour l’homme, par l’homme et avec l’homme pour une société meilleure.

Notre rassemblement de ce jour vise donc les objectifs suivants.

  1. Témoigner à la face du monde et de la fameuse communauté internationale que 7 ans après la crise post-électorale de 2010-2011, des Ivoiriens sont contraints à l’exil par le régime qu’elle a installé au pouvoir en Côte d’Ivoire.
  2. Nous souvenir de cette période sombre de l’histoire de notre pays
  3. Tirer les leçons de cette douloureuse expérience
  4. Enfin dégager les perspectives d’avenir.

 

I – UNE JOURNEE POUR NOUS FAIRE CONNAITRE

La situation des réfugiés ivoiriens est classée comme non prioritaire par les organisations internationales (HCR, PAM) et par les gouvernements des pays occidentaux.

Ainsi, selon le HCR Ghana, les bailleurs de fonds ne s’intéressent plus aux réfugiés ivoiriens et ont désormais les yeux et l’argent tournés vers la RDC, le Soudan, la Syrie, etc.

Le PAM, depuis septembre 2015 a interrompu son assistance en vivres.

Et pourtant nous sommes entre 50.000 et 60.000 ivoiriens qui continuons de connaitre les difficultés de l’exil dont :

  • 000 à 30.000 au Libéria
  • 000 au Ghana
  • 000 au Togo
  • 000 au Bénin

Des nombreux autres ivoiriens dont le nombre n’est pas connu vivent leur exil au Maroc, en Algérie, en Tunisie, en Lybie, en Mauritanie, en Guinée Conakry, au Mali et au Cameroun en ce qui concerne l’Afrique.

Hors du continent africain, on retrouve des réfugiés ivoiriens en France, au Royaume Uni, en Italie, aux Etats Unis d’Amérique, au Canada et même en Australie.

On dénombre parmi ces réfugiés de hautes personnalités, anciens collaborateurs du président Laurent Gbagbo :

  • 15 ministres
  • 03 ambassadeurs
  • 06 directeurs généraux de l’administration et d’entreprises publiques
  • 04 Présidents de Conseil d’Administration d’entreprises et d’Institutions publiques
  • 01 député
  • 01 maire
  • 01 conseiller économique et social
  • Une cinquantaine de directeurs centraux et membres de cabinets ministériels
  • Des hommes de Dieu
  • Des membres de la famille du Président Laurent Gbagbo

Ces exilés, en plus des difficultés existentielles sont l’objet d’un harcèlement permanent de la part du régime ivoirien :

  • De nombreux mandats internationaux à leur encontre
  • Des enlèvements (Moïse Lida Kouassi, Charles Blé Goudé, Jean Noël Abéhi, Jean Yves Dibopieu)
  • Des tentatives d’enlèvement
    • Justin Koné Katinan qui, avec cinq tentatives, en détient le record : deux fois au Cameroun, trois fois au Ghana
    • Ahoua Don Mello au Cameroun
    • Emile Guiriéoulou au Ghana

Certains de nos camarades qui ont décidé volontairement de mettre fin à leur exil ont été mis aux arrêts à leur arrivée en Côte d’Ivoire, jugés de façon expéditive et condamnés à de lourdes peines de prison : Hubert Oulaye, Assoa Adou. Plus chanceux, le ministre Lia Bi a pu s’éclipser à temps pour retrouver le chemin bien connu de lui de l’exil au Ghana ; ce qui nous vaut d’ailleurs le « plaisir » de le voir présider aujourd’hui le comité d’organisation de la présente cérémonie de commémoration.  Comme on dit « à quelque chose, malheur est bon » !

Des réfugiés rapatriés par le HCR ont été assassinés à leur retour notamment à l’ouest par des hommes armés qui occupent leurs terres.

Nombre de nos frères et sœurs sont, hélas, décédés en exil. Ils sont plus de 300 en ce qui concerne le Libéria, le Ghana, le Togo et le Bénin. Parmi les plus connus, on peut citer :

  1. Le Ministre d’Etat Paul Antoine Bohoun Bouabré
  2. Le Maire Gnan Raymond
  3. Le Maire Diagou Gomont Jean Baptiste
  4. Le Député Déhé Gnahou Gilbert
  5. Le Député Mamadou Ben Soumahoro
  6. Le Commissaire Gnahoua Kabila
  7. Le Colonel Ahouman
  8. Le Colonel Kolaï Bertin
  9. Atsé Jean Claude de la JPDCI
  10. Félix Winlé, chargé de mission du Président Laurent Gbagbo
  11. Pouho Richard, un cadre de Toulépleu
  12. Djakiss, de la JFPI
  13. Le Conseiller économique Désiré Porquet, décédé trois mois après son retour au pays.

Voilà donc la réalité des réfugiés et exilés ivoiriens que l’on veut cacher. Il est donc de notre devoir de dénoncer cette omerta qui est mise sur notre sort.

II – UNE JOURNEE DE SOUVENIR

Dans l’histoire de la Côte d’Ivoire moderne, la date du 11 avril 2011 restera comme une date incontournable. De même qu’au Ghana, le 24 février 1966, jour du coup d’Etat militaire qui a renversé le Président Kwame Nkrumah, est désormais consacré comme « SHAME DAY », c’est-à-dire « LA JOURNEE DE LA HONTE », demain, dans la Côte d’ivoire nouvelle, le 11 avril 2011, sera déclaré « LA JOURNEE DE L’IMPOSTURE ».

En attendant ce moment, nous devons chaque année en faire une journée du souvenir. Car un peuple qui oublie son histoire est un peuple sans âme. Nous ne devons donc jamais oublier que ce 11 avril 2011, les forces impérialistes avec à leur tête la France se sont coalisées avec leurs valets locaux pour étouffer la démocratie ivoirienne et briser momentanément l’espoir d’un peuple décidé à prendre son destin en main et à s’assumer comme l’égal des autres peuples du monde dans la fraternité et le respect mutuel.

Non, chers frères et sœurs, nous ne devons jamais oublier l’humiliation qui a été faite au vaillant peuple de Côte d’Ivoire qui ce jour-là a été tétanisé par les images choquantes de l’arrestation et du transfert à l’Hôtel du Golf au cri de « Allah Akbar » de son Président bien aimé, Laurent Gbagbo, images que les bourreaux passaient en boucle avec une délectation morbide sur leurs chaînes de télévision propagandistes. En voyant ces images, résonnaient en moi ces paroles du Président Laurent Gbagbo en réponse aux questions d’un journaliste de LCI le 5 avril 2011 : « Aujourd’hui, la France est directement entrée en guerre contre nous ».

Au cours de cette même interview, le Président a répondu à plusieurs reprises au journaliste qui le questionnait « ILS N’ONT PAS GAGNE ». Et le 5 décembre 2011, à La Haye, il a encore dit : « LA QUESTION EST DE SAVOIR QUI A GAGNE LES ELECTIONS DE 2010 CAR C’EST CELUI QUI N’A PAS GAGNE QUI A CREE LES TROUBLES ». Camarades, c’est aussi une vérité dont ne devons jamais nous départir. Car, en effet, « ILS N’ONT PAS GAGNE !!! ».

Non, chers camarades, même si elles sont dures et justement parce qu’elles sont dures, nous ne devons jamais oublier les images de la Première Dame Simone Gbagbo maltraitée, injuriée de façon grossière, par des rebelles enivrés par leur haine et aussi par l’alcool volé à la résidence présidentielle.

Nous ne devons jamais oublier Désiré Tagro, la mâchoire fracassée à coups de kalachnikov, ensanglanté et abandonné avant de rendre l’âme vidé de son sang sans assistance.

Nous devons avoir en mémoire le sort du Colonel Gohourou Babri Hilaire, abattu par des snipers depuis la résidence de l’ambassadeur de France ni ces milliers de jeunes massacrés devant la résidence du Président et ces étudiants exterminés sur le campus de Cocody.

Nous avons connu en Côte d’Ivoire une guerre à l’issue de laquelle, les vainqueurs n’ont jamais montré aucun prisonnier de guerre. La conclusion à tirer de cet état de fait est que tous ceux qui ont été faits prisonniers en avril 2011 ont tous été exécutés. Cela aussi, nous ne devons pas l’oublier.

 

Les victimes d’Anonkoua Kouté et les mille Wê tués deux semaines plus tôt les 28 et 29 mars 2011 au quartier carrefour de Duékoué et dans le village de Niambly, ainsi que ceux de Nahibly et d’Adébem méritent que leurs souvenirs ne s’évanouissent jamais en nous.

A ces morts de 2010-2011, nous devons associer la mémoire de ceux tombés en 2002 : Emile Boga Doudou, les Colonels Dagrou Loula, Dalliy Oblé et Yodé, le Général Robert Guéï, Marcellin Yacé, les gendarmes de Bouaké, les danseuses d’Adjanou de Sakassou et tous les anonymes tués dans leurs villages.

III – LES LEÇONS A TIRER

Depuis le 11 avril 2011, avec la chute du gouvernement du Président Laurent Gbagbo, la Côte d’Ivoire, notre pays connait la fin brutale non seulement d’un régime mais également l’arrêt de plusieurs acquis :

  • La fin d’un processus de développement bien pensé
  • La fin de la démocratie
  • La fin d’un processus d’indépendance et de souveraineté nationales
  • La fin de la liberté d’expression et de mouvement
  • La fin de l’harmonie entre les peuples et de la cohésion sociale

Une bourgeoisie compradore, avec à sa tête, le couple présidentiel, au service des intérêts étrangers, s’est installée au pouvoir et s’adonne avec ses maîtres au pillage des ressources du pays de façon outrancière. Les scandales de tout genre se suivent et se ressemblent dans l’impunité la plus totale.

Ainsi ce coup d’arrêt du 11 avril 2011 marque le début du retour à une politique à laquelle le Président Laurent Gbagbo s’attelait patiemment et méthodiquement à mettre fin :

  • La promotion de la médiocrité avec le « rattrapage ethnique »
  • La soumission à l’impérialisme : tous les acquis pour nous prendre en charge en tant qu’africains et affirmer notre souveraineté sont totalement anéantis.

Nous devons donc prendre conscience de la volonté de la France de ne pas laisser la Côte d’Ivoire s’autodéterminer et de continuer de la maintenir dans son pré-carré dont elle constitue le fleuron.

Il est bon que nous ne perdions pas de vue les motivations de la France depuis qu’elle a mis pied en Côte d’Ivoire depuis près de 200 ans.

En effet, quand elle prend pied en Côte d’Ivoire en 1842 avec la mission française d’implantation confiée à Bouët- Willaumez par le roi Louis-Philippe Ier, la France assigne deux objectifs à cette mission :

  • Faire de la Côte d’Ivoire une zone d’appui stratégique pour faire échec à l’implantation anglaise en Côte d’Or ;
  • Établir des relations commerciales avec les chefs locaux

Ces objectifs n’ont jamais changé pour la France. Ce sont les méthodes qui évoluent pour s’adapter au temps et aux circonstances. C’est ce que le Président Laurent Gbagbo a appelé « le réajustement de la politique coloniale » de la France.

Ainsi quand en 1893, la France décide de faire de la Côte d’Ivoire une colonie indépendante détachée des Rivières du Sud, elle y organise des missions d’exploration tous azimuts pour délimiter la colonie, connaître les peuples qui l’habitent, découvrir ses richesses afin de mieux l’exploiter.

 

En 1944, le général De Gaulle organise les états généraux de la colonisation à Brazzaville, la fameuse « conférence de Brazzaville » dans un contexte particulier.  La France au sortir de la Guerre est exsangue et économiquement faible. Elle est soumise au Plan Marshall donc sous domination américaine pour sa reconstruction.

 

C’est pour contourner cette domination ou du moins en atténuer les effets que De Gaulle organise les états généraux pour faire le point des richesses de son empire colonial en Afrique.

 

Par ailleurs, la seconde guerre avait modifié sensiblement le regard des africains sur la France et les français. En effet, les africains enrôlés dans l’armée française pour combattre l’Allemagne ont pu s’apercevoir que ces « Blancs » qu’ils croyaient invincibles au vu de leurs victoires sur les armées africaines lors de la pénétration coloniale ne l’étaient pas.

 

 

Au combat, certains soldats africains avaient souvent montré plus de courage et de bravoure que les Blancs.

 

Pour toutes ces raisons, la France avait besoin d’anticiper sur les choses à savoir concilier son besoin d’exploiter les richesses de ses colonies et l’éveil inévitable des consciences africaines.

 

La conférence de Brazzaville était donc mue pour les intérêts de la France et non par une volonté de décolonisation dans l’intérêt des africains. Ce n’était donc d’un « réajustement de politique coloniale ».

 

Le deuxième réajustement de politique coloniale va s’opérer en juin 1956 avec la « loi Gaston Deferre ou loi cadre » suite à la défaite militaire de la France à Dien Bien Phu au Vietnam en 1954 et le mauvais exemple que cela pouvait constituer dans les colonies d’Afriques.

En effet, en 1954 débute la guerre d’Algérie, le Maroc prend son indépendance en 1955 suivie de la Tunisie en 1956. Il fallait donc maîtriser le reste de l’empire colonial constitué des pays d’Afrique noire.

En 1958, avec la poussée grandissante des nationalismes africains, la France décide une nouvelle fois de réajuster sa politique coloniale en inventant « la communauté française » en 1958. Celle-ci fera long feu au grand dam de Félix Houphouët-Boigny qui déclarera, face à l’échec de ce mariage que la « fiancée a été laissée sur le parvis de la cathédrale avec ses fleurs fanées dans les bras ».

En 1960, la France se résout à accorder une indépendance sous contrôle à ses colonies en guise de réajustement de sa politique coloniale.

Les programmes d’ajustement structurels des années 1980 avec le FMI, le discours de La Baule de François Mitterrand en 1989, l’initiative PPTE et les contrats de désendettement actuels, le rapport Védrine, etc. font tous parties des instruments de cette politique de réajustement coloniale de la France.

IV- QUE FAIRE ?

Les constats ci-dessus nous inclinent à déduire que la clé de notre développement passe par « la coupure du cordon ombilical » avec l’ancienne puissance coloniale, la France, et l’affirmation de notre souveraineté comme l’a déclaré le 28 mars 2017 le président guinéen Alpha Condé lors de la Conférence Internationale sur l’Émergence en Afrique à Abidjan.

La France, comme nous l’avons dit plus haut est présente en Côte d’Ivoire depuis 1842 c’est-à-dire depuis 176 ans. Cette présence n’a profité qu’à la France. Il est temps que cela prenne fin.

Le rapport Védrine révèle que « l’Afrique est l’avenir de la France ». Et Félix Houphouët-Boigny se plaisait souvent à dire « Qui tient l’Afrique, tient le monde ».

Qu’avons-nous donc à gagner à assurer l’avenir de la France au détriment de celui de nos pays, de notre jeunesse, et des générations futures ? Pourquoi devons-nous continuer d’être « tenus » par d’autres afin de leur permettre de dominer le monde ?

Dans son ouvrage intitulé « Côte d’Ivoire, l’énigme des 3000 morts – La France au cœur du génocide ivoirien », Lazare Koffi Koffi nous donne une réponse pertinente. L’auteur écrit « Pourquoi la France est-elle la seule nation en Europe à avoir et à entretenir encore, anachroniquement, en ce XXIe siècle, un empire colonial en Afrique ? Pourquoi n’arrive-t-elle pas à se défaire de son carré africain malgré les proclamations des indépendances des États de l’Afrique francophone ? Pourquoi n’arrive-t-elle pas à faire sa mue pour devenir une grande puissance sans arrimer à elle des colonies ?

Réponse : La France veut qu’on la considère comme une grande puissance. Or, son économie est de loin inférieure à celle de l’État de Californie aux États-Unis. Conclusion, sans l’Afrique, la France deviendrait une puissance de troisième rang. C’est une vérité admise et largement partagée désormais par tous les Français. Au sein de l’Union européenne, elle serait derrière la Grèce, l’Italie et l’Espagne et sa voix ne serait plus audible à l’Onu. La France tient tête à l’Allemagne et peut faire passer ses vues grâce au poids économique que représente son empire colonial africain constitué de quinze États aux ressources minières, énergétiques et agricoles importantes qu’elle contrôle ».

Mesdames et Messieurs,

Dans le renouveau et la refondation de notre pays la Côte d’Ivoire, nous les exilés devons prendre notre part, toute notre part.

Ces sept années passées dans l’attente d’un retour dans notre pays, n’ont pas toujours été faciles. L’exil est certes difficile mais il nous permet aussi de découvrir de nouvelles expériences et de nous enrichir des forces de nos pays d’accueil et d’apprendre de leurs faiblesses pour les confronter aux nôtres.

A ce stade de mon propos, je voudrais saluer tous les camarades qui dans cet exil ont abattu un travail remarquable pour produire de nombreux ouvrages traitant de divers sujets.

Dans ce domaine, la palme revient à notre ami, le ministre Lazare Koffi Koffi que je voudrais féliciter pour son abondante et fertile bibliographie constituée de 12 œuvres majeures en sept ans : ouvrages d’histoire, recueils de poèmes, romans, etc. Quelle inspiration ! Bravo monsieur le ministre.

Mes félicitations vont également au Professeur Félix Tano, qui, avec les Professeurs Hubert Oulaye et Raymond Koudou Késsié, à la tête d’une équipe pluridisciplinaire d’universitaires et d’hommes politiques a apporté avec brio la contradiction au Procureur de la CPI et au groupe d’experts de l’ONU avec quatre livres. Merci Professeur et que puisse en souffrir ta modestie.

Le Ministre Koné Katinan avec deux productions déjà sur le marché et une troisième en gestation, nous a apporté des idées novatrices en nous invitant à avoir « l’audace de la rupture ». Merci Katinan de sauver l’honneur des Tagbana (paroles d’un Wê).

La liste n’est pas exhaustive car plusieurs autres exilés ont écrit des ouvrages qui vont seront présentés tout l’heure.

Camarades, mesdames, messieurs,

L’exil est un pèlerinage d’où nous devons repartir enrichis à tous points de vue : intellectuel, spirituel, matériel. Pour cela nous devons avoir et garder une conscience claire des enjeux qui se présentent devant nous.

Nous avons le devoir de rester fidèle au combat du Président Laurent Gbagbo, combat pour lequel, il se trouve aujourd’hui otage de l’impérialisme.

Le meilleur hommage que nous pouvons lui rendre est de resserrer nos rangs autour de lui, de lutter pour sa libération selon nos capacités là où nous nous trouvons.

Taisons nos egos personnels pour être à la hauteur des sacrifices que consent notre Chef pour notre cause commune. Pour cela, nous devons développer certaines qualités qui répondent inévitablement aux exigences de la Côte d’Ivoire nouvelle que nous appelons de tous nos vœux. Ce sont : l’humilité, la patience, la persévérance, l’ouverture d’esprit, l’entente, l’amour et l’amitié, le patriotisme, etc.

Restons unis et vigilants et éveillés. Ne nous laissons pas distraire ni endormir par des considérations futiles. Cela nous évitera le sort de Zakwato que décrit le journaliste écrivain Azo Vauguy dans son œuvre littéraire « Zakwato, pour que ma terre ne dorme jamais ».

En effet, Zakwato, un guerrier, est commis à la tache de sentinelle de son village et posté en embuscade pour signaler l’arrivée des ennemis éventuels. Après avoir longtemps veillé, ses paupières flanchent et il finit par s’endormir. Pendant qu’il dormait, il ne voit pas arriver les ennemis qui surprennent son village et déciment les habitants. A son réveil, il constate la catastrophe. Il se rend alors chez un forgeron et se fait arracher les paupières pour ne plus jamais avoir à dormir. Zakwato !

Je voudrais aussi nous inviter à nous référer au livre de l’exode dans la bible. A un moment donné dans la traversée du désert et devant les difficultés, certains israélites avaient commencé à regretter leur vie d’esclaves en Egypte sous le prétexte que là-bas au moins ils avaient à manger, même si pharaon les maltraitait. Plus grave, alors que Moïse, leur leader qui les a sortis d’Egypte, s’était retiré sur la montagne à la rencontre de Dieu pour recevoir de lui les lois devant les guider, le peuple s’est impatienté et demandé à Aaron de leur fabriquer un dieu visible qui marcherait devant eux car ils ne savent pas si Moïse allait revenir. Celui-ci va leur fabriquer un veau d’or qu’ils se sont mis à l’adorer provoquant la colère de Dieu et celle de Moïse à son retour.

Faisons donc attention chers camarades, ne nous fabriquons pas de veaux d’or et détournons-nous tous ces veaux d’or qui pullulent en ce moment en Côte d’Ivoire et qui veulent nous séduire. Ils ne nous mèneront nulle part sinon à la perdition. Restons fidèles, car Moïse va revenir et ce sera très bientôt.  Evitons de subir son courroux ou même d’avoir à fuir son regard quand il descendra de la montagne !

Je voudrais nous exhorter à n’avoir d’autre préoccupation que celle de méditer sur les souffrances actuelles de notre peuple et à nous engager dans la lutte pour sa libération totale du joug de l’impérialisme internationale et de ses suppôts locaux.

Pour terminer mon propos, qu’il me soit permis, en guise d’appel, de paraphraser le chant des partisans, l’hymne des Résistants français pendant l’occupation de la France par l’Allemagne nazie.

« Patriote, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?

Patriote, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ?

 Patriotes ivoiriens, c’est l’alarme.

Levons-nous au prix du sang et malgré les larmes.

C’est nous qui devons briser les barreaux des prisons pour nos frères.

Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves.

Ici, nous, vois-tu, nous on marche et on nous tue …

Ici chacun doit savoir ce qu’il veut et ce qu’il fait quand il se lève.

Demain la victoire éclatera au grand soleil sur les routes.

Chantez, Patriotes, dans la nuit la Liberté nous écoute… »

Je vous remercie et vous convie à la prochaine commémoration à Abidjan en 2019.

 

DANS LA LUTTE ET DANS L’ESPOIR, NOUS VAINCRONS !!!

 

Fait à Accra, le mercredi 11 avril 2018

                                                    Emile GUIRIEOULOU

Président de la Coordination FPI en exil

#AFRIKANEWSGROUP

#LIBEREZGBAGBONOW

#LIBEREZLESPRISONNIERS POLITIQUESIVOIRIENS

#REZOPANACOM

AFFAIRE DES WES : TOURE ZEGUEN APPELLE A LA TREVE ENTRE GBAGBOISTES POUR PERMETTRE UNE MEDIATION

AFFAIRE DES WES : ACCORDONS NOUS UNE PAIX DES BRAVES EN FAMILLE

LA Paix des Braves dans lAffaire relative au dossiers des Wes est possible et urgente pour nous .
Les raisons sont nombreuses surtout que nous sommes entre nous on famille.
Une famille qui regle tous ses problemes sur la place publique est ridicule et devient la risee de tout le monde au quartier ou au village
Souvent meme le fou ou le clown se moquera de nous car la forme peut souvent detruire la justesse du fond
Cette treve permettra au parti et a tous nos leaders et personnes ressources de mener souterrainement et discretement des negociations pour une solution durable efficace salutaire .
La CPI prendra du temps pour arriver au bout de ce proces .Soyons tous sereins …
La Presidente Kei Vaho et tous ceux qui defendent sa cause ne sont pas ennemis a ceux qui defendent la cause des avocats Abiba Toure et Rodrigue Dadje .
Tous ceux qui ne disent rien ont aussi de quoi a dire .
Le President Gbagbo et la Premiere Dame Simone Gbagbo ont tres mal au coeur depuis leurs positions respectives que de telles incomprehensions surgissent entre nous a la place publique .
Tous ceux qui se taisaient comme moi jusqua present exprimaient aussi a notre maniere soit notre embarras notre ,manque d’informations suffisantes ou notre degout face a la virulence des antagonismes pourtant internes sinon familiaux .
Nous avons tous suffisamment parle sur la place publique .
Rentrons a la maison pour laver le linge sale

Je vous prie tous d’accorder une chance aux futures mediations internes qui se preparent.
Que Dieu nous accorde sa sagesse pendant qu’il est encore temps pour essuyer nos larmes et ressouder la famille
Notre ennemi commun n’hesitera pas un seul instant si nous pretons le flanc…..
Je vous remercie tous De defendre notre unite familiale GOR avec determination, loyaute discipline et surtout sagesse et amour les uns envers les autres
Je vous aime tous dans nos contradictions saines, legitimes et fecondes .
Dixit Nehemie Zeguen Toure
#LiberezGbagbo-LiberezlAfrique
#Afrikanewsgroup

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Source : Charles Malone Mayomo in Facebook

#Solidarite: La societe civile ivoirienne chez le Doyen El Hadj ABOU CISSE suite au deces de son oncle. Par Pythagore Panel

 Publie le 6 avril 2018 a 14h30

SOUTIEN DE LA SOCIÉTÉ CIVILE À EL HADJ ABOU CISSÉ :

Ce jeudi 05 avril plusieurs organisations de la société civile Ont apporté leur soutien à Abou Cissé qui A perdu son oncle la semaine dernière. Heureux de ce geste de solidarité, El Hadj a saisi cette opportunité comme prétexte pour donner quelques conseils a ces jeunes frères :

« La société civile c’est un ensemble de données…
La sensibilisation est le créneau du vrai militant de la société civile
Regardez en France, c’est la société civile qui interpelle le politique…
Quand je dis société civile je ne parle pas des vieux mais des jeunes que vous êtes.

N’attendez rien de personne, ne comptez sur personne d’autre que sur votre capacité à réfléchir et à agir pour transformer l’ennemi en ami …
Regardez en Italie c’est un jeune de 32 ans qui dirige, en Bosnie c’est un autre de 34 ans…
La société civile doit prendre le devant de la scène en Côte d’Ivoire… » a conseillé le vieux sage à ses hôtes avant de s’adresser au régime.

« Il n’y a rien à gagner dans la violence, il n’y a rien à gagner en mettant les gens en prison, Il n’y a rien à gagner dans la haine.
On peut s’assoir, discuter et s’entendre pour faire avancer le pays… » a t’il martelé.

Structures présentes:

PANEL,
FORSCI,
FER,
REZOPANACOM,
SYNAPOFUCI,
COFED,
UNAPOCI,
GBAGBO KAFISSA,
FEMME, COEUR VAILLANT,
CPA-U,
COLECTIF DES PASTEURS ENGAGÉS,
MOUVEMENT GBAGBOÏSTE,

#Pyth #rezopanacom

 

 

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 #AFRIKANEWSGROUP
#LIBERONSLACOTEDIVOIRE
#LIBEREZLESPRIOSNNIERSPOLITIQUESIVOIRIENS
#LIBEREZLAURENTGBAGBONOW
#REZOAPANACOM
#AFRIKATOAFIKANS

FRANCAFRIQUE : LA FRANCE PARLE DE SES MORTS EN CÔTE D’IVOIRE SELON LA VOLONTÉ DES DIRIGEANTS POLITIQUES QUI VEULENT SOIT RÉGLER DES COMPTES SOIT FAIRE TAIRE DES HOMMES GÊNANTS .Par Excellence ZADI

Publie le 4 avril 2018

En 2004, le nullissime premier ministre Jean Pierre Raffarin déclarait : »on ne tue pas impunément un français… » Aussitôt dit que des Rafales et des mirages 2000 ont décollé de Libreville (Gabon) pour venir bombarder les aéronefs de l’armée ivoirienne qui étaient stationnés à l’aéroport de Yamoussoukro… Profitant du bombardement du cantonnement militaire français de Bouaké en novembre 2004, Jacques Chirac et son administration voulaient « finir » avec Laurent Gbagbo…et son pouvoir qui leur donnaient des insomnies…

Déjà, depuis avril de la même année (2004), la radio propagandiste RFI bouchait nos oreilles de la nouvelle de la disparition de Guy André Kieffer. Ce dernier, « journaliste » Franco canadien né le 25 mai 1949 était « porté disparu ». Et les autorités françaises de l’époque accusaient Laurent Gbagbo, son épouse Simone et l’ex ministre des finances, feu Bohoun Bouabré d’avoir commandité l’enlèvement de leur ressortissant et ordonné son « exécution ».

Pour les deux affaires : bombardement de Bouaké et André Kieffer, la justice française a été saisie. Dans le cadre de l’enquête de l’affaire Guy André Kieffer, une commission rogatoire conduite par le juge Ramaël a été constituée. Ce juge a fait plusieurs voyages en Côte d’Ivoire pendant l’administration Gbagbo non pas pour enquêter mais pour intimer l’ordre à la justice ivoirienne de trouver des coupables…Et des coupables furent désignés. Ainsi, feu Michel Legré, ex beau frère de Simone Gbagbo a été désigné par les enquêteurs comme étant celui qui avait tendu une embuscade au « journaliste » parce que l’ayant « rencontré pour la dernière fois avant sa disparition.. ». Michel Legré a été emprisonné et après jugement a été acquitté pour dit on, un non lieu… Lorsque Ouattara s’empare du pouvoir, cette affaire est remise timidement sur la scellete…En effet, feu Bohoun Bouabré étant désigné nommément par les accusateurs comme étant le commanditaire de l’assassinat de Kieffer, des enquêteurs ont été envoyés dans la région de Issia (région d’origine de feu Bohoun Bouabré) pour déterrer les restes d’un cadavre assimilé à Kieffer… Malheureusement il s’est avéré que c’était le cadavre d’un noir et non celui d’un blanc… Depuis ce temps plus jamais de commission rogatoire, plus jamais d’affaire Guy André Kieffer, pourtant la France est toujours vivante…et les accusateurs d’hier règnent sur la côte d’Ivoire où ils font la justice… Quant à l’affaire du bombardement de Bouaké, c’est le mutisme total du côté du tribunal des armées de Paris où l’affaire est toujours en instruction… comme si ces morts français avaient été tués »impunément ».

Au plus fort de la crise post électorale créée par la France pour faire la guerre à Laurent Gbagbo en vue de placer son homme lige Ouattara au pouvoir, un Français, Philippe Remond, professeur à l’Institut National Polytechnique Houphouet Boigny de Yamoussoukro, prend position ouvertement pour soutenir Laurent Gbagbo. Remond fait des déclarations dans lesquelles il s’adresse directement à l’opinion publique française et internationale en donnant la réalité des faits en Côte d’Ivoire…Le 4 avril 2011, un commando des FRCI de Ouattara est commandité pour le liquider. Il est effectivement tué chez lui… Après ce meurtre, jamais un journaliste de RFI n’a fait écho de la mort de Philippe Remond, un français de père et mère. Pourtant Raffarin nous avait dit qu’on »ne tue pas impunément un français… ».

Le même jour du lundi 4 avril 2011, un autre commando sévissait à Abidjan à l’hôtel Novotel. En effet ce jour là, Yves Lamblin, Français, né le 30 septembre 1942 et présent dans l’industrie cacaoyère depuis près 30 ans, Directeur de la SIFCA était enlevé et exécuté en compagnie de trois autres personnes. Jean Marc Simon, alors ambassadeur de la France à Abidjan à l’époque des faits et un des commandants en chef du détachement militaire français à Abidjan dans la guerre de la France contre la Côte d’Ivoire, a accusé le général Dogbo Blé et deux autres militaires d’avoir enlevé et exécuté l’industriel et ses compagnons…Le Général Dogbo Blé, commandant de la garde républicaine qui a véritablement opposé une résistance à l’armée française était l’accusé tout trouvé pour l’expiation des crimes de la France en Côte d’Ivoire…Il a été jugé par la justice des vainqueurs et condamné à 18 ans de prison. Or en réalité, Yves Lamblin, avait refusé de suivre les appels de boycott de l’activité économique par Ouattara et sa République du Golf. Il avait décidé de maintenir son activité et continuer de payer les impôts… à l’État alors dirigé par Laurent Gbagbo.

Le dernier mort français en date que nous avons retenu pour illustrer notre publication est Laurent Defossez, 49 ans, ancien policier du RAID (Recherche, Assistance, Intervention, Dissuasion), un corps d’élite de la police française, trouvé dans une marre de sang, dans son hôtel le 7 mars 2018, à Abidjan. Il est décédé quelques temps après des suites de ses blessures. Jusqu’à présent on ne sait pas encore les circonstances de sa mort et RFI et les autres médias français sont jusque là devenus aphones dans le relais de l’information sur son décès. Des indiscrétions se sont faites pour lier son assassinat avec le projet de construction du »métro d’Abidjan » par Bouygues. Il se raconte, en effet, à propos de ce métro ou tramway que l’ex policier français du RAID, Laurent Defossez, qui a été assassiné, avait écrit ceci sur son mur Facebook :  » …dans ce pays appelé Côte d’ivoire, il se raconte dans les cercles diplomatiques que, nous ne verrons jamais le ticket ou les stations du métro, encore moins le métro en tant que tel sous ce pouvoir.. » En réalité, c’était un des leurs. Mais depuis un mois, les médecins français qui sont allés faire son autopsie n’ont pas encore terminé leur travail à Abidjan. Et pourtant, ils pouvaient s’appuyer sur l’expertise de Hélène Etté, la femme médecin légiste qui a prétendu, à La Haye durant son faux témoignage, avoir fait des centaines d’autopsie en une seule journée…

Comme on le voit, la France en Côte d’Ivoire initie des actions barbouzes pour éliminer ses propres ressortissants soit pour les faire taire soit pour les utiliser comme victimes expiatoires pour régler des comptes politiques.

#LiberezGbagbo

Excellence Zadi

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 REACTIONS A CET ARTICLE  SUR LA TOILE
Dramane Traore
Dramane Traore Ce n’était pas des MiG 21 qui avaient décolle de Libreville mais des Mirages 2000!Les français n’ont pas d’avions de combat soviétiques.
Merci Excellence pour ce rappel des méfaits de la France, pays dont les dirigeants sont sans scrupules!

3

Gérer

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Georges Taboah a répondu · 6 réponses · 2 h
Victor Agbadou
Victor Agbadou La France coupable de crimes d’agression contre la Côte d’Ivoire.

Georges Taboah
Georges Taboah Merci Excellence. Ce que tu décris, concernant la France et ses crimes en Afrique est exact. On dira même que ce n’est pas nouveau. Rappelle-toi de l’accident d’avion dans lequel se trouvait Barthélémy Boganda en 1959. Cet avion était bien piloté par dVoir plus

Excellence Zadi
Excellence Zadi Merci beaucoup Georges Taboah mon frère pour cette contribution immense qui retrace les crimes de la France au cours de l’histoire violente et et perverse de ses relations avec le continent africain.

Adolphe Inagbe La France a toujours prouvé à l’Afrique que le monde n’est pas un monde angélique . Ils peuvent tuer les africains et leurs propres ressortissants pourvu que les richesses du sous sol africain développent les entreprises françaises et créent de l’emploVoir plus

Excellence Zadi Merci Adolphe Inagbe. Pour réussir une action vigoureuse contre la France nous devons nous débarrasser d’un Complexe : celui de penser que la France est plus forte et sans elle nous ne pouvons rien faire. Regarde les Ivoiriens qui s’alignent pour allerVoir plus

Sylvestre Damana
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 · Répondre · 1 h

Sylvestre Damana
Sylvestre Damana Cette crise en Côte d’ivoire nous informe et nous forme pour l’avenir…

Gérer

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 · Répondre · 1 h

Alexis Gnagno
Alexis Gnagno La France est trop tranquille. Elle fait donc ce qu’elle veut.
 #AFRIKANEWSGROUP
#AFRICATROAFRICANS
#LIBEREZGBAGBONOW
#REZOPANACOM

#RCI REPRESSIONS: COMMUNIQUE DE PRESSE DE AMNESTY INTERNATIONAL DU 23 MARS 2018

 

La CI fait honte !

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#COMMUNIQUE DE PRESSE DE AMNESTY INTERNATIONAL DU 23 MARS 2018

Côte d’Ivoire. 18 opposants toujours en détention pour avoir exercé leur droit de manifester pacifiquement
Les autorités ivoiriennes doivent immédiatement libérer 18 personnes arrêtées hier, 22 mars, pour avoir simplement participé à une manifestation pacifique.
18 opposants politiques sont toujours en détention après leur arrestation au cours d’une manifestation à Abidjan, pour demander la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI). La manifestation n’avait pas été autorisée, nonobstant les discussions entre l’opposition et les autorités pour décider de son itinéraire. Ce n’est que la veille, assez tard dans la soirée, que l’interdiction a été communiquée.
« Les restrictions systématiques au droit à la manifestation pacifique, droit garanti par la constitution, montrent la détermination des autorités à réduire au silence toute voix dissidente,» a déclaré Gaetan Mootoo chercheur sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International.
« A défaut de les inculper d’une offense légitime sur la base de preuves suffisantes, toutes les personnes arrêtées doivent immédiatement être libérées.»
Hier, la coalition Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS), avait appelé à une manifestation pacifique pour demander la réforme de la Commission électorale indépendante ; les autorités l’ont dispersée pour défaut d’autorisation. Plus de 40 personnes, dont Jean Gervais Tcheidé, vice-président du Front patriotique ivoirien (FPI, opposition) et Oula Anselme du même parti, ont été arrêtées. Dans la soirée, une partie des manifestants a été libérée, cependant 18 personnes demeurent encore en détention.
Le même jour, l’Alliance des forces démocratiques (AFD, opposition) dirigée par Pascal Affi N’Guessan a été autorisée à déposer une motion à la CEI. Le journaliste- bloggeur Daouda Coulibaly qui était présent dans le cadre de son travail a été agressé par les forces de l’ordre, arrêté puis relâché. Il a perdu une somme d’argent et des effets personnels.
Il a confié à Amnesty International :
« Pendant qu’un policier cherchait à me faire tomber en marchant sur ma cheville, les autres me donnaient des coups sur les côtes… L’un d’eux me frappait avec une matraque sur mon genou gauche. Quand je suis tombé, me tordant de douleur, ils m’ont traîné sur le sol sur environ un mètre. J’ai perdu mon portefeuille, de l’argent, et un appareil pour la connexion à internet. Quand ils m’ont relâché, je suis allé au commissariat de police où un officier a refusé de prendre ma plainte…»
« Les responsables de cette agression contre le journaliste doivent être identifiés et traduits en justice au cours de procès équitables,» a déclaré Gaetan Mootoo.

Source : Frejus Koffi/ Pulcherie Gbalet

#AFRIKANEWSGROUP

#LIBEREZLESPRISONNIERSPOLITIQUES

#LIBEREZ LESDEMOCRATESIVOIRIENS

#NONALADICTATUREOUATTARA

#REZOPANACOM

#CIV: LA REACTION DE DAMANA PICKASS FACE AU RASSEMBLEMENT DES ANCIENS DE LA FESCI CHEZ SORO GUILLAUME LE CHEF DE LA REBLLION SANGUINAIRE DE OUATTARA EN COTE DIVOIRE

COTE DIVOIRE : DAMANA PICKASS DENONCE L’IMPOSTURE DES FESCISTES REUNIS AUTOUR DU CHEF DE LA REBELLION DE OUATTARA ,SORO GUILLAUME !!!

Damana Pickass , Vice President du FPI et ancien fesciste

#CIV: LA REACTION DE DAMANA PICKASS FACE AU RASSEMBLEMENT DES ANCIENS DE LA FESCI CHEZ SORO GUILLAUME.

La rencontre entre anciens fescistes qui s’est déroulée au domicile du leader de la rébellion armée (Mpci), vice-président du RDR ce dimanche 18 mars 2018 est tout simplement un scandale, un grossier montage, une imposture intolérable et inadmissible. Les anciens de la FESCI ne peuvent pas donner une image aussi hideuse et méprisable de cette prestigieuse organisation à laquelle d’ailleurs ils n’appartiennent plus.

Mais pourquoi la FESCI se déplacerait elle au domicile de Soro en particulier pour ne serait-ce que des retrouvailles ? Ne savent-ils pas qui est Soro aujourd’hui ? Quel message veulent-ils faire passer à nos jeunes frères et à la nation toute entière qui a toujours porté et soutenu notre combat à la FESCI ? Au cas où ils l’auraient expressément occulté pour je ne sais quelle raison, je me fais l’amitié de rappeler aux initiateurs de cette réunion que Soro est aujourd’hui la honte et la négation de notre lutte. Tous les acquis de la lutte volontariste et démocratique de la FESCI au prix de nos années d’études, des souffrances physiques voire même des tortures, des emprisonnements, du sang de certains de nos camarades, etc… ont été anéantis par Guillaume Soro un jour du 19 septembre 2002. Depuis lors, la Côte d’Ivoire est balafrée, défigurée, dans le deuil et les lamentations permanents. L’école ivoirienne est délabrée dans un état pitoyable, l’Université Felix Houphouët Boigny n’existe que de nom, plusieurs résidences universitaires ne sont plus fonctionnelles. Le Lycée Scientifique de Yamoussoukro n’existe plus que de nom, etc. Autant de problèmes créés par Soro et sa rébellion. N’occultons pas la mort de nombreux ivoiriens, dont des étudiants, et anciens fescistes (Koné Morel, GNAHOUA Kabila, Blackis, ADOU, pour ne citer que ceux-là. Tous tombés de par son fait. Un ex Secrétaire General de la FESCI, le ministre Charles Ble Goudé, a été déporté à la Haye sous le regard approbateur de Soro.

Alors 20 ans après son départ de la FESCI, d’anciens membres de cette structure ne peuvent pas offrir ce spectacle à la Côte d’Ivoire en se comportant à l’égard de Soro comme si rien, absolu rien, ne s’était passé de grave dans ce pays, de son fait. Ils auraient, au moins, pu ou dû lui demander les nouvelles, depuis ces 20 ans qu’on ne l’avait pas vu sur le chemin de l’idéologie et des principes de la FESCI, où était-il passé, qu’est-ce qu’il a fait entretemps, pourquoi l’a t’il fait et quelles en sont les retombées pour la FESCI et surtout pour la Cote d’Ivoire toute entière ? Car, la FESCI n’est pas au-dessus de la Cote d’Ivoire, la FESCI n’est pas au-dessus du sang des ivoiriens, la FESCI n’est pas au-dessus de la vie des ivoiriens. Camarades, surtout ne donnons pas l’impression que la FESCI est une société secrète, une secte dont l’appartenance est soumise à un pacte rituel qui oblige ses membres a une solidarité même dans le mal. Non ce n’est pas vrai. La FESCI n’est qu’un mouvement estudiantin et scolaire animé d’un idéal. Et après la FESCI, chacun de nous a pris son chemin. Le chemin qu’il pensait cadrer avec son état d’esprit et son éducation. Le chemin qu’il pensait être bien pour lui et qui, le bon sens oblige, devait l’être pour tous. Est-ce donc ce chemin qu’a pris Soro ? En tout cas c’est ce que laisse entrevoir cette rencontre.

Il faut savoir, que ce qui nous divise aujourd’hui est largement plus fort que ce qui nous a unis hier. Camarades, la grave crise que nous traversons n’est pas une crise estudiantine. C’est une crise nationale majeure voire même internationale. Alors ne nous comportons pas comme si nous n’en n’avions pas compris les enjeux et les implications. Tout comme nous ne devrons pas ignorer que notre crise est une crise des valeurs intrinsèques, de démocratie, de souveraineté et de développement véritable. Cette crise n’est pas encore achevée, elle n’est pas terminée, elle est toujours en cours et continue de produire ses victimes, ses prisonniers, ses morts, ses camps de réfugiés, etc, etc. avec le concours de Soro Guillaume cadre important du régime en place.

Quelqu’un a dit : « il n’y a pas de tendances à la FESCI, mais il y’a des fescistes de toutes les tendances. » C’est tellement bien résumé, qu’en effet les anciens fescistes, aujourd’hui, on en retrouve au FPI, à l’UNG, au Cojep, au Rdr, à l’Udpci, et même au Pdci pour ne citer que ces partis politiques. Donc une rencontre de cette nature aurait dû obligatoirement tenir compte de cette réalité dans notre diversité afin d’atteindre les objectifs que nous recherchions, si bien sûr ceux-ci sont ceux officiellement annoncés. Ce qui n’est pas le cas au vu des discours tenus lors de la rencontre d’hier. Camarades, est-il encore besoin de vous rappeler que ce qui nous divise est plus important que ce qui nous a unis hier ?

Personnellement, j’ai quitté la FESCI il y’a 20 ans maintenant. Je suis aujourd’hui vice-président du FPI. En l’état actuel de la situation socio politique de la Côte d’Ivoire d’une part et n’étant plus Fesciste d’autre part, je ne vois aucun intérêt de me déplacer au domicile d’un vice-président du Rdr pour aller parler de retrouvailles entre anciens fescistes en occultant les problèmes de la Cote d’ivoire, en ignorant les problèmes des ivoiriens.

Comprenons-nous bien, je ne suis nullement contre des retrouvailles des anciens de la FESCI. J’y suis même favorable à cent pour cent, à condition qu’on se respecte et surtout qu’on respecte les Ivoiriens. Dans l’organisation de cette rencontre, dans le lieu choisi pour sa tenue, dans les consultations préalables, et surtout dans les objectifs réels visés, soit les organisateurs ont manqué de vigilance, soit ils n’ont pensé qu’à eux, plutôt qu’à la Côte d’Ivoire, et cela est inacceptable. C’est ce que je condamne. Je dénonce donc Ahipeaud Martial, Djue Eugene, Ble Guirao et Soro Guillaume. Ils sont les principaux responsables de cette machination et eux seuls savent en réalité ce qu’ils font et où ils tentent de conduire tous les autres avec la cagoule attrayante, séductrice de la solidarité, des retrouvailles et de l’entraide.

En tant qu’ancien de la FESCI, je ne pouvais me taire car comme on le dit souvent qui ne dit rien consent. En plus, pour le juriste que je suis, le silence est équivoque. Alors dans les deux cas, le silence n’était pas une attitude responsable face à ce qui apparait comme une escroquerie morale. Je marque donc mes distances vis-à-vis de cette initiative, dans son approche actuelle, qui n’emporte d’ailleurs pas l’adhésion de tous les anciens fescistes. Et, puisque c’en est ainsi, je lance un vibrant appel à l’endroit de tous les anciens fescistes qui ne sont pas d’accord avec cette forfaiture afin qu’ils donnent de la voix et s’opposent celle-ci. Aussi, pour éviter toute confusion, avec plusieurs autres anciens, nous projetons de lancer bientôt le REGROUPEMENT DES ANCIENS FESCISTES POUR LA REPUBLIQUE, attachés au combat souverainiste et à l’idéologie du président Laurent GBAGBO, le véritable père du multipartisme en Côte d’Ivoire. Pour le reste, les choses ne font que commencer, la mascarade ne passera pas.

Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire.

DAMANA Adia Pickass
Ancien de la FESCI,
• Membre de la Section du Lycée Classique 1990-1991 ;
• Ex 1er secretaire general adjoint section kwazulu natal (Yopougon) 1993 – Ex président du comité de crise de la fesci 1994 ;
• Candidat au poste de secrétaire général national de la fesci en 1995, congres qui a eu lieu dans ma chambre a yop1 rue du zouglou bloc 27/ 250A ;
• Ex 2eme secrétaire général adjoint de la FESCI nationale 1995-1998 ;
• Facilitateur et superviseur du congres de la FESCI en 2006 qui a vu l’avènement de la génération Yao Koffi Serges alias Sroukou Trême-trême ;
• Arrêté et emprisonné en 1995 à la DST et au sous-sol de l’école de Police, en plein boycott actif ;
• Arrêté en 1996, détenu au sous-sol de la sureté nationale puis a la préfecture de police, avant d’être condamne à deux ans d’emprisonnement et 10 millions d’amende ;
• – Etc

#LIBEREZLACOTEDIVOIRE

#GBAGBOOURIEN

#AFRIKANEWSGROUP

#MSPDIUBUNTU
#REZOPANACOM

 

 

 

JOURNEE DE LA FRANCOPHONIE :  » Dites a la France de Macron que ni Claudy SIAR encore moins TIKEN JAH NE VONT NOUS FAIRE OUBLIER LE NEO COLONIALISME REVOLTANT ATTACHE A LA LANGUE FRANÇAISE . Wait and see et vous allez prendre drah !!! » Par TOURE N ZEGUEN

Publie le 21 mars 2018 a 12 h18

CE QUIL FAUT SAVPOIR SUR LA FRANCOPHONIE ET NOUS LES AFRICAINS

 

Dites a la France que nous sommes de plus en plus nombreux , nous qui parlons le français et qui détestons la France et laclasse politique  française en Afrique et dans les autres pays d’outre mer

Oui, la haute hiérarchie néo coloniale française qui exploite autant la masse laborieuse française que les peuples africains fait que les africains ont un gout amer de cette langue dans la bouche et sur nos feuilles  chaque fois que nous écrivons ou parlons  cette langue.

Oui nous avons une histoire commune qui révolte de plus en plus les vieux et les jeunes africains car elle se perpétue dans la douleur pour nous . Et les dirigeants successifs de la France ignorent notre révolte et notre haine montante contre les français en réaction a votre main mise  révoltante dans notre vie encore  en ce 21 nième siècle.

Sinon la langue française est belle et poétique, je dirais même   sexy mais la France donne a vomir par ses dirigeants  d’hier et d’aujourd’hui .

Si Le General De Gaulle a fait payer a la Guinee de Sekou Toure son NON a la continuation de la colonisation française déguisée  et que Sarkozy Nicolas le bandit a fait bombarder le palais présidentiel ivoirien dans lequel était loge le digne et démocrate président élu  de la Cote d’Ivoire souverainiste Laurent Gbagbo  pour l’arrêter et le rendre aux forces rebelles collabos, instruments de leur esclavagisme en Afrique,

Si Francois Hollande, le pseudo socialiste, a royalement   ignore les luttes des ivoiriens et des peuples africains pour s’en aller en un seul mandat sans saveur , pour que l’arrogant Emmanuel Macron vienne nous donner des fausses  leçons sur notre civilisation et vos perversités  sans limites de barbarisme et d’exploitations esclavagistes perpétuelles, alors le français et la Francophonie doivent revoir leur copie pour eviter de disparaitre sur notre continent au profit de l’anglais, de la langue  chinoise et surtout au profit de l’une de nos langues africaines

La Francophonie ferait mieux de faire connaitre le combat de Toussaint Louverture , Behanzin,  Samory Toure, Thomas Sankara ,Modibo KEITA  Laurent GBAGBO et nos peuples debout pour la liberté ,la justice , l’égalité et la souveraineté pour commencer a changer le sort de cette langue salie par notre histoire commune .

La francophonie ferait mieux de promouvoir la démocratie, la justice et la paix en Afrique car nous en avons marre ….

La Francophonie avec laide de RFI et vos medias  d’intox ,ferait mieux de comprendre que la présence de Claudy Siar sur votre radio ne pourrait endormir les peuples noirs d’Afrique et d’ailleurs car comme vous le savez , notre lutte continuera jusqu’au bout pour mettre un frein a ces génocides tels au Rwanda ,en Cote dIvoire et en Lybie . Vous utilisez a tour de rôle, a la tête de la Francophonie, les hauts cadres africains et noirs pour nous endormir , mais comprenez que cela ne nous fait ni chaud ni froid, notre lutte ne fait s’accentuer

Nous savons que la France a encourage TIKEN JAH FAKOLY a soutenir votre rébellion de Alassane dramane  Ouattara et des ses bras criminels SORO Guillaume , watao , kone Zakaria qui ont échoué aujourd’hui aux yeux de tous et même a la CPI tout comme en Cote dIvoire sous leur règne de terreur .

Cette meme France encourage encore l’artiste a lâcher Allassane Ouattara votre sous préfet face a la vérité du terrain et de l’histoire qui pousse tous les ivoiriens et Africains  a dire que GBAGBO KAFISSA signifiant en langue  malinke que GBAGBO EST MIEUX .

Le français évolue et les francophones aussi qui voient que les africains anglophones ont une meilleur vie et espoir que nous en terme de liberte , et perspectives d’avenir.  Nous voyons  que les chiffres, même falsifiés de vos institutions internationales, prouvent que nos pays francophones tendent vers le bas dans tous les indicateurs socio économiques évaluant votre développement bourgeois raciste et esclavagiste.

Sinon en verite chez nous en Cote dIvoire , meme au Mali , Benin, Senegal, Burkina Faso,  le nouchi et le zouglou ont déjà  modifie le français en y ajoutant nos propres mots issus de nos langues locales et nous sommes enjaillés ainsi entre nous.

Chaque pays a meme son propre « creole » aussi puis je dire.

Juste pour dire que si les pogras veulent se fongnon contre nous on va mettre drah sur eux un matin car nous les negros ,on est trop degbah d’eux vrai vrai même.

Gbeh est mieux que drah et un graou colon n’est pas mieux qu’un Noussi comme moi

Dites a la Francophonie de sciencer en pro si non ya drah devant deh

Je me prefere Ziguehi et Zouglou et je me force à pratiquer le français mais je choisis le nouchi ou noussi et l’anglais face au français des colons perpetuels.

En attendant la révolution panafricaine on fait avec car l’espoir tourne le dos au français , il me semble.

Votre franc CFA de pillage est repugnant par dessus tout

 Wait and see et vous allez prendre drah !!!

Plurilinguisme oblige !!

NO FRANÇAIS ,NO DEBALOUSSEURS

ON VOUS CONNAIT TROP DEJA

Par TOURE Nehemie ZEGUEN

Directeur des Publications de AFRIKANEWSGROUP

Exile Politique Ivoirien, Panafricaniste

Président de LIBEREZ GBAGBO-LIBEREZ LAFRIQUE

#AFRICATOAFRICANS

#NONAUFRANCCFA

#AFRIKANEWSGROUP

#REZOPANACOM

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